Une manifestation a été tenue ce jeudi matin 20 août devant l’hôtel du gouvernement pour protester contre le sabordage du MV Wakashio, vraquier qui s’est échoué sur les récifs de Pointe d’Esny le 25 juillet.

En raison des « répercussions écologiques » de cette opération, les manifestants ont réclamé l’arrêt du sabordage, ainsi que l’ouverture d’une enquête sur les raisons de l’échouement du vraquier.

« Ne coulez pas le navire, il y a des preuves à bord! Nou pa dakor ar saki gouvernman pe fer », a fustigé le syndicaliste Ivor Tan Yan.

L’activiste Bruno Laurette a, de son côté, lancé que « en tant que citoyen nous avons le devoir de défendre notre pays. J’aime mon pays mais j’ai honte de mon gouvernement ».

A savoir que l’organisation internationale Greenpeace a mis en garde le gouvernement contre les répercussions environnementales qui pourraient intervenir avec le sabordage du MV Wakashio.

Dans un communiqué émis hier, mercredi 19 août, le Climate and Energy Campaign Manager de la zone Afrique a affirmé que « parmi toutes les options disponibles, le gouvernement mauricien choisit la pire ».

« Le naufrage de ce navire mettrait en danger la biodiversité et contaminerait l’océan avec de grandes quantités de toxines menaçant également d’autres zones, notamment l’île de La Réunion », a-t-il ajouté.

L’exercice de sabordage de la partie avant du MV Wakashio a déjà débuté. Ce matin, la partie du vraquier avant a été remorquée à 22 kilomètres des côtes. La partie arrière, elle, est toujours échoué sur les récifs.