« Plus de peur que de mal. » C’est ce que nous a affirmé Vikash Ramdonee, secrétaire de la United Deputy Rectors and Rectors Union, pour décrire cette première journée d’examens du NCE, plutôt « hectic », selon lui. Il salue bien bas le travail des recteurs et du personnel non-enseignant des collèges concernés, qui ont tout supervisé, et ce, depuis 7h du matin, à l’arrivée des premiers élèves. Il lance aussi un appel aux policiers pour que ceux-ci soient présents au collège un peu plus tôt pour aider à canaliser les enfants et leurs parents.

« C’est normal que les enfants aient eu envie de parler à leurs camarades après ne les avoir pas vus pendant deux semaines », dit-il. « Néanmoins, tout a été fait pour qu’il y ait une certaine discipline », explique Vikash Ramdonee. En effet, les élèves ont repris l’école dans des circonstances spéciales ce mardi matin, entre excitation et angoisse. Le masque obligatoire et les accolades interdites, ils ont pu néanmoins passer cette première épreuve dans le calme, et surtout en toute sécurité. « Nous lançons toutefois un appel aux parents : parlez à vos enfants, tout en les rassurant, mais parlez-leur pour leur dire qu’il faut respecter toutes les consignes ! » conseille Vikash Ramdonee.

Il a ainsi pu contacter une dizaine de recteurs de collège qui ont depuis tôt ce matin accueilli les élèves. Un travail qui aurait dû être fait par le MES, précise-t-il. « C’est dommage car, en temps réel, la direction n’a pas le droit d’interférer dans le déroulé des examens de cette envergure, car c’est le MES qui s’en charge. Mais nous avons constaté qu’aujourd’hui, s’il n’y avait pas les recteurs et le personnel du collège sur place, les examens ne se seraient pas aussi bien passés », dit-il.

Ainsi, seuls 20 élèves ont été admis par classe et les toilettes ont été systématiquement nettoyées après chaque passage. « Là encore, c’est le personnel du collège qui s’en est chargé, et nous n’avons reçu aucun matériel additionnel à cet effet. » Pour ce qui est des heures de pause, des dispositions ont été prises au niveau des collèges pour permettre aux élèves d’aller dans des salles de classe vides ou encore de partir réviser à la bibliothèque, toujours en respectant les règles de distanciation sociale. « Nous sommes satisfaits de ce premier jour, même si, comme tout premier jour, c’était ‘‘hectic’’. Nous lançons donc un appel au MES pour qu’il apporte plus d’aide à la direction des collèges concernés, mais aussi à la police pour qu’elle soit présente dès 7h du matin, soit à l’heure d’arrivée des premiers élèves, car il est difficile de tout gérer seuls. La police est arrivée aujourd’hui vers 8h. »

Vikash Ramdonee se veut ainsi rassurant et rappelle que la priorité est de permettre aux enfants de se concentrer et de « laisser toute la partie procédurale et autres au collège et au MES ». Il soutient que les recteurs ont noté que tous les élèves ont répondu présents et que, hormis un cas de température élevée dans un collège, tout semble s’être bien passé. « L’élève a été placé dans une ‘‘isolation room’’, a pris part à son examen et, ensuite, le protocole a été enclenché, sans pour autant stresser l’enfant », dit-il.