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– La date limite pour la soumission des travaux pratiques pas encore communiquée aux candidats; « situation complexe » pour « Travel & Tourism »

Cela fait un mois que l’école a repris et les candidats aux prochains examens de SC/HSC, prévus en mai-juin 2021, et prenant part aux matières pour lesquelles des travaux pratiques sont obligatoires, sont inquiets à ce sujet. Ils ne savent toujours pas la date limite pour la soumission de leur “Coursework”, un dossier présentant les différentes étapes de ces travaux pratiques, qui comptent pour environ 30% des points aux examens. Plus de 3 000 candidats sont concernés chaque année. Pour certaines des matières concernées, la participation des candidats à des activités bien spécifiques, selon le syllabus de Cambridge, est une composante importante du “Coursework”. Or, les enseignants de ces matières attendent toujours le feu vert du ministère pour l’organisation des activités, se déroulant généralement à l’extérieur de l’école, comme dans le cas de “Travel & Tourism” et de “Physical Education”.

Les matières requérant la présentation obligatoire des “courseworks” sont “Travel & Tourism”, “Entrepreneurship”, “Communication Design and Technology”, “Physical Education”,Food Studies”, et “Design & Textile”. Soulignons que les “courseworks” sont un dossier déclinant les différentes étapes de la réalisation d’un projet par le candidat. Il est bon aussi de noter que la réalisation des “courseworks” se fait sous le “guidance” de l’enseignant de l’école et sous la supervision des “Moderators” (examinateur du MES). Ces derniers assurent un contrôle sur le travail en cours pour bien s’assurer que le travail est fait par l’élève, et ils se rendent ainsi à l’établissement du candidat à des dates bien spécifiques.

Mais on commence à s’inquiéter dans les écoles face au manque d’informations concernant la date butoir des “courseworks” relatifs aux examens de mai-juin 2021. « La réalisation de ces “courseworks” prend du temps et il est temps que le MES communique au plus vite sur cette question, car on ne peut pas garder les candidats et leurs enseignants dans le flou », nous disent plusieurs enseignants. Ces derniers affirment que la situation est davantage stressante en ce qu’il s’agit des activités devant se tenir en dehors de l’école et nécessitant au préalable un travail de préparation à plusieurs niveaux. Ils citent à titre d’exemple le cas de “Travel & Tourism”. « Que se passera-t-il pour les travaux pratiques en “Travel & Tourism” puisque les activités scolaires en dehors de l’école sont pour l’heure interdites ? » se demande ainsi Bashir Taleb, directeur de l’Islamic Cultural Form VI College, qui présente chaque année environ une quarantaine de candidats dans cette matière. « La situation est très complexe pour “Travel & Tourism”, car il est difficile de respecter les exigences de Cambridge pour le “coursework” dans ce contexte actuel difficile pour tout le monde », est d’opinion Bahir Taleb.

L’organisation des activités représente une partie importante du “coursework” pour “Travel & Tourism” et Cambridge propose trois thèmes, soit “Guided Tours”, “Exibitions” et “Conferences”, et les candidats en choisissent un pour ce volet des examens. « Dans les trois cas, le candidat agit comme un “event planner”, et il y a donc un gros travail de préparation », explique un enseignant d’un collège d’Etat. Ce dernier fait ressortir que, déjà en temps normal, des candidats rencontrent souvent beaucoup de difficultés pour l’organisation des “guided tours” en raison de certaines restrictions du ministre de l’Education, et il craint davantage d’obstacles cette année dans la préparation des “Courseworks”. « La situation est confuse et je crois que le MES devrait discuter avec Cambridge pour trouver une formule afin que les candidats ne soient pas pénalisés », suggère Bashir Taleb. Soulignons que la réalisation des “courseworks”, du début à la fin, se déroule sous la supervision des “Moderators” (examinateurs) du MES.

Plusieurs enseignants d’éducation physique sont aussi anxieux ces jours-ci, car ils n’ont pas obtenu de réponse à leurs requêtes aux autorités concernées pour l’utilisation de certaines infrastructures sportives (stades, gymnases, terrains de foot) pour des épreuves liées au “Courseworks”. Ce sont surtout les écoles n’ayant pas les facilités sportives correspondant aux règlements de Cambridge qui ont recours généralement à ce type d’infrastructures. « Pour l’athlétisme, nous avons fait une demande pour l’utilisation du Stade Maryse Justin, et jusqu’ici pas de réponse, alors que le MES nous a demandé de soumettre au plus tard le 14 août les dates pour l’organisation de ces épreuves. Nous sommes très en retard », témoigne sur un ton agacé un enseignant de “Physical Education”. Aux examens de 2019, il y avait environ 1 200 candidats pour cette matière.

Selon nos informations, depuis la reprise des classes, le 1er juillet dernier, des chefs d’établissements du secondaire d’Etat ont écrit aux “Zone Directorates” de l’Education pour transmettre les préoccupations et questions des enseignants concernés par les “Courseworks”. Les recteurs veulent aussi être fixés concernant la position du ministère par rapport aux activités se déroulant en dehors de l’école. « Devant le silence du “Zone Directorate” aux précédentes lettres, nous leur avons envoyé cette semaine une autre correspondance en leur disant qu’il est urgent de rassurer tout le monde », nous dit un enseignant de “Travel & Tourism”.

Notons enfin que le volet de “Courseworks” compte pour environ 30% des points aux examens. Et selon les observations de plusieurs recteurs et enseignants, certains candidats sont très habiles et font preuve d’un esprit de créativité dans la réalisation de leur “course work”. Ces élèves comptent de fait beaucoup sur la présentation de leur dossier pour décrocher une bonne note dans ces matières.