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Faune et flore marines-“Anou Sov nou torti-de-mer”: Rodrigues s’engager à sauver les tortues vertes et imbriquées

-Les sept espèces de tortues marines existantes dans le monde sont toutes considérées comme menacées de disparition

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-Des études récentes, des observations et des témoignages confirmés ont montré que ces tortues sont pourchassées et massacrées par des prédateurs humaibs

Le projet Anou Sov nou torti-de-mer vise à arrêter la mauvaise pratique consistant à pourchasser et massacrer les tortues de mer et de sensibiliser la population à leur importance dans l’écosystème mondial. D’où la mobilisation de tous les acteurs de la société.

Une équipe multidisciplinaire, composée d’ONG, secteurs privé et public, a été constituée afin de s’assurer que les tortues de mer soient protégées dans les lagons et sur les plages de Rodrigues. Le but, donc, est l’identification de nids de tortues de mer sur les plages, les protéger jusqu’à l’éclosion et d’accompagner les bébés vers la mer.

Les tortues de mer font partie des patrimoines naturels et le projet récompensera tous ceux qui contribueront à les sauver. Au final, des bénéfices énormes seront récoltés tant sur le plan économique, scientifique et écologique. Car une tortue vivante est des millions fois plus valable qu’une tortue massacrée et morte.

Il existe plusieurs espèces de tortues en danger d’extinction et, comme la plupart des animaux qui habitent la planète, ces animaux sont menacés. La destruction de l’habitat, le commerce illégal d’espèces, la contamination ou la capture directe de spécimens et de leurs œufs sont les principales menaces. Presque toutes les espèces de tortues ont un certain degré de vulnérabilité, mais quelles sont les tortues les plus menacées d’extinction et les plus en danger ?

Anou Sov nou torti-de-mer est un projet lancé par la commission de l’Environnement, Richard Payendee à Rivière-Coco pour sauvegarder les tortues de mer de Rodrigues. Ce projet bénéficiera des soutiens locaux qui œuvrent dans la protection de l’environnement et qui veulent sauvegarder les tortues marines à Rodrigues. Plusieurs comités ont mis sur place dont un comité Reward qui vise spécialement à encourager les Rodriguais à signaler la présence des tortues de mer.

À savoir sur les tortues

Les tortues sont des reptiles qui appartiennent à l’ordre des testudines. Elles se caractérisent par le fait que la partie dorso-ventrale de leur corps est protégée par une carapace. De cette carapace, les tortues peuvent retirer leur tête et leurs membres. Son squelette est très caractéristique, car sa colonne vertébrale est fusionnée avec la carapace et, par conséquent, elle ne peut pas plier son dos ou respirer par le mouvement articulaire du diaphragme et des côtes. À la place, la tortue utilise les muscles abdominaux et le diaphragme, contrairement aux mammifères.

Néanmoins, les tortues rouges marines figurent sur la liste rouge internationale des espèces marine en voie de disparition pour une conservation de la nature. À Rodrigues, plusieurs carapaces des tortues vertes et tortues imbriquées ont été découvertes. D’où l’urgence de sensibiliser les Rodriguais sur la protection de ses espèces. Eloisse Perrine dira à cet égard : « le but ki nou lans sa proze-la se ki prinsipalma nou trouve ki leta bann torti marinn de Rodrig li pe degrade parski resaman nou inn rekiper boukou karapas torti lor bann laplaz, kot bann torti-la finn mor, kot li trist nou dir inn ramass boukou karapas torti a Rodrig. »

Leur longue évolution est une véritable réussite. Il n’est pas étonnant qu’elles aient survécu à de nombreuses extinctions. Après tant de chemin parcouru sans encombre, les tortues de mer arriveront-elles à survivre à leur principal prédateur : l’homme ? Mis à part le comité de l’éducation, d’autres comités ont été institués, un comité de suivi, une comité sur le renforcement de la loi, un autre sur la protection autour de cette espèce marine et un comité Reward.

Selon Hugues Remy, officier de l’Environnement par intérim, le comité  récompensent ceux qui trouvent des preuves sur les tortues. « Bann dimounn ki trouv bann prev ki torti pe mont lor laplaz ou bien fini ponn, ena nimero telefonn ki de kouma bann dimounn-la trouv enn torti mont lor laplaz ou bien trouv enn lakok torti lor laplaz, li bizin call lor sa bann nimero-la (5877-7098/5250-8810). Enn bann komite teknik, bann teknisien lanvironma, fisheries, coast guard ek shoal ki vini pou fer enn vizit e apre sa, fer enn rapor. Esi rapor-la prouve ki vreman ena enn torti ki mont lor la plaz ou ki linn ponn ou bien dizef-la ankor lamem, ena bann rekonpan. Montan-la li kapav Rs 5 000, Rs 10 000 ziska Rs 25 000. »

Captures accidentelles

Chaque année, des centaines de milliers de tortues marines meurent, piégées dans les filets droits, les palangres, les filets dérivants ou les chaluts utilisés pour pêcher la crevette. Les tortues marines, respirant grâce à des poumons, se noient quand elles ne peuvent pas remonter à la surface pour respirer. Les pêches à filets “gill” et à longue ligne sont également des causes majeures de la mortalité de ces tortues.

Partout dans le monde, des centaines de milliers sont prises tous les ans dans les chaluts, dans les hameçons et dans les filets de pêche. La commissaire Richard Payendee parle de la gestion de la ressource naturelle pour une île écologique et durable. Il soutient : « Finn dekouver boukou karkas torti marinn, pa forseman enn bonn soz. Se pour sa nou vinn lans proze proteksion torti de mer dan rivier Koko. Zestion bann resours natirel, li tre inportan dan enn il ekologik. Dayer torti li form parti de nou resours natirel. Si aret enn dimounn ek enn torti li kapav pey ziska Rs 100 000 lamann. »

Différents comités s’engagent activement depuis de nombreuses années pour la conservation des tortues marines et mènent des projets afin de lutter efficacement contre les pressions qui pèsent sur cette espèce en danger. Le chef commissaire met l’accent sur la richesse de Rodrigues. Selon lui, chacun d’entre nous peut se mobiliser et agir pour faire face au plus grand défi de notre siècle.

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