Dans une lettre envoyée au ministre du Travail et au PMO, ils menacent de prendre des actions syndicales

Alors que les centres de formation restent fermés durant le Lockdown, des employés du Mauritius Institute of Training and Development (MITD) se disent être « forcés » par la direction à se rendre sur leur lieu de travail. Cette situation préoccupe les employés, qui disent « craindre » pour leur sécurité et ne comprennent pas cette décision, d’autant plus que les centres sont fermés. La MITD Employees Union a ainsi décidé d’adresser une lettre au ministre du Travail et au PMO pour dénoncer « une violation des mesures en vigueur ».

Avec l’annonce du prolongement du Lockdown, les centres du MITD restent fermés jusqu’à nouvel ordre. Or, les employés ont été choqués de recevoir, le 1er avril, un courriel de l’Acting Director du MITD, Sayadaly Maudarbocus, leur demandant d’ouvrir certains centres afin de planifier le travail. « You are hereby informed that you will need to resume duty tomorrow and follow up with your admin. Staff on the issue of their WAPs which we understand had been sent yesterday to all staff. You will need to follow on the issues listed below : cleaning and disinfecting of the TC and your training complex, all activities related to purchase of materials for the exams, scenarios on the re-opening of the centre with the splitting of classes into different groups to ensure social distancing & all safety protocols, procurement of tools/equipment as per your revised budget 2020-2021 forwarded to you and any outstanding payment to suppliers (where applicable ) », indiquent les directives dans le courriel adressé aux employés du MITD.

Certains responsables des centres de formation ont alors écrit à la direction pour lui faire comprendre que, durant cette période de Lockdown et suite à la décision du gouvernement de garder les centres fermés, ils ne peuvent prendre des risques et se rendre au travail. Ils ont donc refusé d’ouvrir les centres. « Interpretation of this communique may imply that we would be contravening these regulations if we are to open the centre », disent-ils en réponse au communiqué.
La MITD Employees Union se dit concernée par cette décision et estime que « forcer des employés à se rendre sur leur lieu de travail dans de telles conditions serait une violation à la Quarantine Act ». Elle demande ainsi aux autorités policières de veiller à ce qu’il n’y ait pas de politique de deux poids deux mesures. Dans une lettre adressée au Prime Minister’s Office et au ministre du Travail, le président de la MITDEU a indiqué : « By forcing us to open the training centre, you are instructing us to commit an offence and to go against the decision of the government. It appears that some managers are calling people to work everyday which they are not supposed to. By so doing you are putting our health at risk and coercing to become an outlaw. »

L’Acting Director du MITD a pour sa part réagi aux courriels des employés contestant la décision de se rendre au travail en dépit des centres fermé. Il souligne que cette décision a été prise car « the purpose is to have all managers plan their work : purchasing, payment to suppliers, payment for NAP, evaluation of tenders,  among others ». Et d’ajouter : « Premises of vocational centres remains closed means that there are no classes. » Le syndicat dit suivre cette affaire de près et compte prendre des actions syndicales si la direction continue à demander aux employés de se rendre au travail.