Fête du Travail : Subron réclame une « action unitaire » pour le 1er mai

Organiser « une action unitaire pour le 1er mai ». C’est le souhait exprimé, hier, par le porte-parole du Joint Negotiating Panel (JNP) lors de la Workers’ Conference organisée, au Rajiv Gandhi Science Centre à Bell Village. Cette action unitaire prendra la forme d’un rassemblement des forces syndicales et des partis politiques qui épousent le programme de la plate-forme réunissant la General Workers Federation, le Joint Negotiating Panel, l’All Employees Confederation et Cares.

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S’adressant à l’assistance, Ashok Subron a déclaré que lorsque les travailleurs ne savent pas quoi faire dans des moments difficiles, ils décident de se rassembler pour décider de la marche. « C’est ce qui s’est passé en 1936 lorsque les travailleurs s’étaient rassemblés pour créer le Labour Party et réclamer le droit de créer des syndicats, le droit de se faire représenter au Parlement et l’introduction de la pension de vieillesse que Pravind Jugnauth utilise aujourd’hui comme une arme électorale », fait-il comprendre.

La General Workers Federation a alors été créée, a dit Ashok Subron. « C’est la classe des travailleurs qui a le pouvoir d’organiser et décider ce qu’il faut faire dans le pays. La classe laborieuse est constituée aujourd’hui de 560 000 paires de mains. Il faut ajouter à cela 200 000 entrepreneurs. Ce qui fait une force de 760 000 électeurs sur les 950 000 personnes qui votent normalement », déclare-t-il. La classe laborieuse est la force politique principale du pays. « Il est temps que la classe laborieuse se débarrasse des gens qui empoisonnent   le peuple avec le communalisme », ajoute-t-il.

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De son côté, le président de l’Artisans and General Workers Union (AGW), Lall Deonath, souligne : « Pei finn pouri avek koripsion. Nou demokrasi finn pouri. » Les capitalistes continuent à polluer l’environnement, a-t-il fait ressortir. Pour sa part, le président de la GWF, Clency Bibi, a axé son intervention sur la nécessité de protéger l’environnement.

Il est à noter que plusieurs résolutions ont été prises au cours de ce rassemblement. Parmi, on compte la nécessité d’inclure l’histoire du pays, la paix et le principe de non-alignement dans la Constitution. Il faut inclure également dans la constitution de Maurice, la paix et le non-alignement. Le créole doit aussi être reconnu comme un langage national.

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Cette conférence interactive a aussi été marquée par des interventions venant de l’assistance. Un représentant de l’Union of Private Secondary Education Employees, présent dans la salle, s’est dit inquiet de la baisse du nombre de points pour réussir aux examens. Il a fait part être disposé à présenter au gouvernement divers modèles pour assainir la situation. Devanand Ramjuttun, porte-parole du JNP, a déclaré qu’il y a beaucoup de failles dans la Constitution. « Maintenant, j’ai appris que Me Rama Valayden a signifié son intention de traduire la Constitution du pays en créole et il a demandé à Ashok Subron d’écrire quelque chose dans la préface », a-il déclaré.

Réagissant à cette remarque, Ashok Subron devait souligner qu’il a cité Karl Marx et « qu’il faut comprendre la Constitution pour le changer ». D’autres intervenants se sont plaints de la hausse des tarifs d’électricité et des nombreuses taxes qui affectent leurs bourses. Ashok Subron a aussi déclaré  qu’il présentera prochainement une réflexion sur la réforme agraire.

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