Plage totalement déserte, bungalows inoccupés, des rues sans voiture, marchés, boutiques et restaurants fermés… à Flic-en-Flac, le spectre de la Covid-19 a refait surface. Ce coin du littoral, qui a pris quelques mois pour reprendre ses habitudes en dépit de l’absence de touristes, se voit de nouveau confiné, comme le reste de l’île. Coup dur pour les habitants dont les plus grands loisirs demeurent la plage et la mer.

Un grand ciel bleu, une température qui affiche 29’c. Pour les pique-niqueurs et baigneurs de la semaine, cela aurait dû être une belle journée à la plage en cette matinée de mercredi. Mais la plage la plus fréquentée de l’Ouest est totalement déserte. Preuve que le confinement est respecté….

On pensait avoir oublié les images tristes du dernier confinement, où la vie semblait s’être arrêtée. Une plage habituellement bondée de gens, une ambiance joyeuse et animée, devenue déserte et qui semble hors du temps. Et pour les récalcitrants, le message est clair dès l’entrée du parking qui se trouve près des kiosques: l’accès est barré par une bande jaune.

L’absence de pique-niqueurs et d’estivants rend morne Flic-en-Flac. Plus de marcheurs, plus de baigneurs, plus de coureurs, plus d’enfants qui édifient des châteaux de sable. Plus de ces bruits qui nous sont tellement familiers: cris de joie et rires des gamins dans l’eau, bavardages bruyants… c’est le calme plat. Sur place, on entend le bruissement des filaos, le clapotement des vaguelettes.

Malgré une température agréable et un beau soleil, le confinement est globalement respecté. Dans les rues, quelques rares passants sortent pour faire quelques courses. La file d’attente devant le supermarché n’est pas longue. La grande surface, pourtant bondée durant les beaux jours, est assez peu fréquentée à plus d’une semaine de la fin du mois et dans le respect de la distanciation sociale préconisée. Il en est de même devant les pharmacies, les boulangeries et les boutiques. Les marchés sont fermés. Plus d’étals sur le bord des routes. Personne ne prend de risque.

Le confinement étant respecté, les patrouilles de police sillonnent rarement les rues. Dans les rues intérieures, les gens semblent préférer se calfeutrer chez eux. Très rares sont ceux qui sortent faire quelques pas dans les rues pour se dégourdir les jambes en fin d’après-midi, masque sur le visage. Après le premier confinement, qui aurait pu prédire que de nouvelles variantes de la Covid-19 seraient venues obscurcir et refroidir l’optimisme que tous les habitants de Flic-en-Flac semblaient avoir retrouvé?