Au conseil de district de Rivière-Noire, confirmation que cette décision a été imposée « avek kouto anba lagorz »

Un Building and Land Use Permit accordé à une famille pour la construction d’un hôtel à Flic-en-Flac a fait des vagues, jeudi après-midi, lors d’une réunion des représentants de village au sein du conseil de district de Rivière-Noire.

Kemraj Ortoo, le représentant de Gros-Cailloux, et présent lors du Permit and Business Monitoring Committee en juin 2020, a exprimé des réserves sur l’octroi de ce permis car le conseil légal de district avait fait comprendre au promoteur hôtelier que « he was not in compliance with the Planning Policy Guidance implying that the council could no do otherwise ». Et même le ministère du Logement avait déclaré que « that the proposed development does not comply with the Planning Policy Guidance for hotel development ».

Et le conseil de district de préciser que la lettre a été envoyée au ministère de tutelle « just to seek clarification and also as to whether a mezzanine could be allowed on the proposed site » et que « in the event the promoter would be agreeable to remove the mezzanine floor, the council could reconsider the application provided that the proposed development complied with the Planning Policy Guidance ».

À une question d’un membre du Permit and Business Monitoring Committee, le promoteur a fait comprendre au conseil de district que le dernier étage du bâtiment fera de la place à une Penthouse et une piscine qui seront réservés pour les VIPS. Selon des sources officielles , dans une lettre en mars 2020, l’Economic Development Board est intervenu pour demander au conseil de district de Rivière-Noire de reconsidérer sa demande.

Kemraj Ortoo n’a pas été tendre envers l’administration du conseil de district lorsqu’il a exprimé son point de vue sur le permis accordé à ce promoteur. Le conseil de district, a dit le conseiller Ortoo, n’aurait pas dû accorder cette demande de permis pour la construction d’un bâtiment sur le “Ground + 4”. « C’est un scandale. Ce projet n’est pas conforme à la loi. Le promoteur n’a pas respecté la loi. Qu’est-ce qui va se passer si des promoteurs font une demande pour ce même type de projet qui est rejeté par la suite ? Ceux qui ont approuvé ce projet hôtelier doivent assumer leurs responsabilités et subir les conséquences. Ils ont agi dans l’illégalité. Je vais les dénoncer à l’Independent Commission Against Corruption », a-t-il précisé.

Ludovic Labeauté, le président du conseil de district de Rivière-Noire, a confirmé à Le-Mauricien que le conseil a bel et bien accordé le permis mais « avek kouto anba lagorz », sans donner plus de détail. Et de préciser que le promoteur avait fait la demande en 2020.

Autre point soulevé par le conseiller Ortoo, le Capital Budget accordé par le gouvernement à chaque village pour des projets de développement. Il a critiqué la manière de faire du président qui, selon lui, aurait pris la décision en dehors du conseil de district d’allouer une somme aux représentants de chaque village. « Le conseil de district est l’instance appropriée où chaque représentant de village aurait pu faire entendre sa voix et justifier sa demande. C’est clair dans la loi. Ce budget sert à réaliser des projets pour le bien-être de tous villageois, indistinctement de leur couleur politique », s’appesantit le conseiller Ortoo.