Formation policière – Le CP Dip : « Inacceptable de normaliser la violence contre la femme »

Le commissaire de police, Anil Kumar Dip, a tiré la sonnette d’alarme sur une certaine perception selon laquelle la violence contre la femme est « normale ». C’est un « crime inacceptable de normaliser la violence contre la femme », a-t-il dit-il. Il a souligné que depuis janvier, la police a enregistré 2 910 cas de violence domestique dont 380 sont des hommes. De ces cas, 382 ont sollicité la justice pour obtenir un Protection Order.

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« Trois femmes et quatre hommes ont perdu la vie aux mains de leur partenaire ou par un membre de leur famille », a expliqué le CP Dip, lors d’une formation des policiers sur le “Gender-based violence”, lund. Il a poursuivi en disant que les femmes sont plus vulnérables car elles sont victimes de toutes sortes de violence, physique, verbale et sexuelle « à la maison, sur leur lieu de travail, à l’école ou même dans le transport public », a dit le chef de la police. Il estime qu’une collaboration multisectorielle est importante pour éliminer cette violence. Ce cours, a avancé Anil Kumar Dip, permettra aux policiers de mieux se préparer à encadrer les victimes de violences domestiques.

De son côté, la ministre de l’Égalité des genres Kalpana Koonjoo-Shah, a déclaré que l’élimination de la violence domestique est une des priorités du gouvernement en citant la mise sur pied d’un comité de haut niveau à ce sujet présidé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth. « La police est un partenaire clé dans le combat contre l’élimination de violence domestique. Ce cours va renforcer la capacité des policiers à traiter ce fléau. » Elle a annoncé l’ouverture imminente d’une première “stop-shop” pour accueillir les victimes de violence domestique. « Les personnes seront plus à l’aise pour déposer leurs plaintes car elles seront prises en charge par des officiers qualifiés. »

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Pour sa part, l’ACP Feiroz Paraouty, responsable de la Brigade pour la Protection de la famille a déclaré que ce cours permettra aux policiers d’acquérir une connaissance « sur comment accueillir les victimes et les canaliser vers le service approprié ». Il a souligné que des policiers sur le terrain sensibiliseront des membres du public au fléau.

Alors que Fatuma Musa, officier en charge de l’UNDP, dira que la police est perçue comme un role model et qu’elle doit apporter une certaine sécurité aux femmes, surtout celles victimes de violence. Ce cours est dispensé par Jason Meyer, un consultant australien, qui avait soumis un rapport sur le “Gender-based violence” au High-level committee.

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