La refonte du Mauritius Institute of Training and Development (MITD) est bien enclenchée. Le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, l’a confirmé mercredi aux dirigeants de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU) et à ceux de la Confederation of Independant Trade Union (CITU) au cours d’une rencontre au siège du ministère du Travail à la Victoria House.

Le projet vise à transformer le MITD en un institut à part entière, regroupant ainsi sous sa tutelle plusieurs institutions de formation professionnelle gérées par l’État. Au cours de la rencontre d’hier, les dirigeants syndicaux ont voulu savoir ce qui se passera à propos des conditions de travail des employés exerçant déjà pour le compte du MITD.

Interrogé, le président de la FPBOU, Deepak Benydin, a souligné que deux mois se sont écoulés depuis sa dernière rencontre avec le ministre et que les travailleurs de ce secteur veulent avoir des éclaircissements sur les conditions de travail qui va prévaloir dans le cadre de cette refonte. « J’ai expliqué au ministre qu’il y a une inquiétude grandissante de la part des travailleurs. Il faut savoir que ces derniers ont collaboré pleinement pour transformer l’Industrial and Vocational Training Board (IVTB) en MITD. Malheureusement, on a été surpris par certains changements. Nous avons appris que certains départements du MITD iront aux ministères de l’Éducation et du Tourisme et cela est en train de créer des inquiétudes. Il faut savoir aussi qu’il y a un certain nombre d’employés qui attendaient d’être promus et que plusieurs postes ne sont toujours pas remplis », a affirmé le président de la FPBOU. Il devait aussi souligner que la fédération « n’a jamais été contre le développement » et qu’elle a tout simplement voulu savoir ce qui se passera pour leurs conditions de service. Selon lui, le ministre lui a déclaré que son but est « de rendre le MITD encore plus performant et efficace », surtout avec l’avènement de la COVID-19.
« Il nous a expliqué que le nouvel institut pourrait entrer dans plusieurs créneaux, notamment le Caring Business et l’agro-industrie.

Le MITD pourrait aussi pallier le manque de main-d’œuvre dans la région », a déclaré le président du syndicat. Il ajoute : « J’ai aussi fait comprendre qu’avec la venue d’une nouvelle organisation, le problème de finance risque de faire surface. Le ministre a fait comprendre que la nouvelle organisation aura un nouveau directeur. Nous avons dit au ministre qu’il faut The Right Man At The Right Place. »

Pour le moment, dit-il, le ministre a souligné que c’est le secrétaire permanent du ministère du Travail qui dirigera le MITD. « Le ministre a aussi annoncé que le gouvernement à la ferme intention de créer un institut de technologie. Il a donné l’assurance qu’aucun travailleur ne perdra son emploi dans ce contexte. Au contraire, il a souligné que beaucoup d’opportunités d’emplois vont s’ouvrir aux employés de la MITD dans ce nouvel institut de technologie. Je pense que mes élèves, qui n’ont pas obtenu de bons résultats aux examens du School Certificate, seront canalisés vers cet institut de technologie », a déclaré le président de la FPBOU. Il a aussi souligné qu’il est « fort probable » qu’un projet de loi soit présenté au Parlement pour la création de cet institut dès cette année.