Le 29 prochain, cela fera tout juste un an depuis que des familles sans logis fixe ont pris d’assaut des terres de l’Etat pour les occuper avec leurs enfants. Alors que le pays était toujours en confinement, les familles squatters rappelaient par leur action que le logement pour des foyers avec des revenus aléatoires était une problématique qui ne cesse d’étendre ses tentacules. Et parmi les difficultés rencontrées, les démarches administratives auprès de la National Housing Development Company Ltd (NHDC).

Depuis, des familles ont pu trouver le confort d’un toit. Onze familles ont reçu les clés de leur maison (de la NHDC). Sept ont déjà emménagé à Quatre-Cocos, Mont-Goût et Cottage, nous indique Delphine Ahnee de Drwa A Enn Lakaz: Platform Sitwayen (DAL). Présente sur le terrain auprès des familles qui avaient érigé des abris de fortune à Pointe-aux-Sables, à Curepipe (Malherbes) et à Riambel, la plateforme avait mis en place une stratégie de négociation auprès des autorités et d’accompagnement des familles “genuine cases”.

Grâce à l’intervention de DAL, les procédures pour le relogement des familles, y compris celles qui avaient déjà un dossier à la NHDC, ont été enclenchées de manière structurée. Cette semaine, la NHDC a reçu neuf familles. “DAL continue à suivre 21 autres familles, dont certains hardship cases. Ceci selon le critère d’enregistrement de ces personnes à la NHDC ou la National Empowerment Foundation, avant l’année 2020. Sur un total de 41 familles, les dossiers de 34 familles ont été dûment répertoriés auprès des autorités. Dix suivent leur cours et sept sont toujours des dossiers à problèmes”, fait ressortir DAL après un constat.

A ce jour, DAL a payé Rs 559 500 à la NHDC pour les dépôts de 20 familles: 22 adultes et 30 enfants. Rs 286 219 proviennent du concert Citoyen, organisé l’an dernier. Les Mauriciens de l’étranger ont également contribué au financement des dépôts.