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Les propriétaires de van scolaire sont montés au créneau, hier, pour demander aux parents d’assumer leurs responsabilités en honorant leurs engagements financiers pour ces trois derniers mois.

Réunis, vendredi, au Centre social Marie Reine de la Paix à Port-Louis, les propriétaires de van scolaire ont déclaré qu’eux aussi sont des « pères de famille et que l’allocation de Rs 5 100 du gouvernement n’a pas été suffisante pour couvrir leurs dépenses liées à la déclaration du véhicule, la police d’assurance, les salaires des Helpers et des achats pour faire rouler leurs cuisines ».

Selon ces propriétaires de “contract vans” regroupés au sein de l’Island Wide School Contract Operators Association, certains d’entre eux n’ont même plus de carburant pour la rentrée des cycles primaire et secondaire. Au cas où les parents refuseraient d’accéder à leurs requêtes, ils n’auront pas d’autre choix, ont-ils dit, que de demander une assistance financière au gouvernement comme c’est le cas pour les autobus scolaires. Ils devaient aussi souligner que les propriétaires de “contract van” sont aussi ouverts aux négociations avec les parents par rapport à une formule de remboursement pour ces trois derniers mois.

Le président de l’association, Chandrashekar Khadah, a insisté sur le fait que durant la période de confinement, les “contract vans” n’avaient pas obtenu l’autorisation de rouler. Durant la même période, une campagne avait été menée sur Facebook selon laquelle les parents ne devraient pas payer les propriétaires de van scolaire. « Cette campagne a joué contre nous », a-t-il dit. Il a tenu à rappeler que le contrat passé entre un élève et un parent est d’une année. Il devait souligner qu’à ce jour, très peu de parents ont honoré leurs engagements et que la majorité n’a pas accédé à la demande des propriétaires de “contract van”.

Pour Awad Balluck, conseiller technique de l’association, les parents doivent comprendre qu’ils ont obtenu une assistance financière du gouvernement durant la période de confinement et qu’il y a des gens qui véhiculent leurs enfants. « Pa finn gagn manze pandan sa lepok la. Mo lans enn apel pou ki zot konpran ki proprieter van lekol zot osi bann per de fami. Rann enn servis pay proprieter van lekol. Si zot ena problem delikidite negosie », a-t-il précisé. Il a aussi souligné que le gouvernement a signifié son intention d’augmenter le nombre de vans qui transportent les enfants. L’association, selon lui, conteste cette décision « parski zot pe zoue ek pie diri bann dimoun ki deza ena enn patante ».

Naim Jugreet, secrétaire de l’association, a affirmé pour sa part que les propriétaires de van scolaire se trouvent dans une situation difficile actuellement. « Certains d’entre eux ne disposent même pas de carburant pour la rentrée scolaire », a-t-il souligné.