De moins en moins d’intérêt pour le mariage avec la Mauricienne repoussant l’âge de cette étape à 32 au lieu de 30 comme en 2015
Maurice occupe la 111e place sur 148 pays, dans le Global Gender Gap Index
La population mauricienne est composée de plus de femmes que d’hommes. Toutefois, cette différence se montre surtout dans les groupes d’âge après 50 ans. L’espérance de vie chez les femmes est estimée à 78 ans chez les femmes alors qu’elle est de 70,7 ans chez les hommes. Les femmes sont aussi plus nombreuses chez les personnes au chômage et chez les victimes de violence domestique. Maurice s’affiche à la 111e place sur 148 pays, dans le Global Gender Gap Index.
En 2025, il y avait 628 449 femmes contre 614 962 hommes à Maurice. Une tendance qui se confirme depuis 1990, où les femmes sont en majorité. Toutefois, la situation diffère selon les groupes d’âge. Chez les moins de 50 ans par exemple, les hommes sont plus nombreux. Ce qui veut dire que les femmes vivent plus longtemps que les hommes.
En effet, l’espérance de vie chez la gent masculine est estimée à 70,7 ans, tandis que chez la gent féminine, elle se situe à 78 ans. L’espérance de vie a augmenté au fil des années, à la fois pour les hommes et les femmes.
Concernant la fertilité, la tendance à la baisse se poursuit. Les femmes ont toujours moins d’enfants que par le passé. Le taux de fertilité est passé de 1,9 en 2005 à 1,5 en 2025. Une chute à 1,3 avait été observée en 2022. Selon les chiffres du ministère de la Santé, les femmes entre 30 et 34 ans ont le plus fort taux de fertilité, avec 80 naissances sur un échantillon de 1000 femmes enregistrées. Il y a 20 ans, soit en 2005, c’est le groupe des 25-29 ans qui recensait le plus de naissances. Un changement qui s’explique du fait que les femmes se marient de plus en plus tard.
Au sujet de la contraception, les centres officiels comme le Mauritius Family Planning, les Family Planning Clinics du gouvernement ou l’Action Familiale ont enregistré une baisse dans le nombre de fréquentations. Elle est ainsi passée de 55 143 en 2025 contre 55 841 en 2024, soit une baisse de 698 personnes. En 2015, on enregistrait jusqu’à 65 000 personnes se tournant vers ces centres pour une méthode de contraception.
Les méthodes les plus prisées chez les nouvelles utilisatrices sont dans l’ordre : l’injection de trois mois, la ligature des trompes, la méthode sympto-thermale, les préservatifs et la pilule contraceptive.
S’agissant du mariage, le nombre continue de diminuer. Le taux est passé de 18,4 en 2005 à 12,4 en 2025. La différence d’âge entre les époux est réduite de 3,5 en 2015 à 2,7 en 2025. La moyenne d’âge pour le mariage chez les femmes est passée de 30,8 à 32 pour la même période.
En revanche, le nombre de divorces est toujours à la hausse, passant de 1,8 en 2005 à 4,8 en 2025. Sur les 2 987 divorces prononcés à la Cour Suprême en 2025, les femmes sont la partie requérante dans 32,6% des cas. Les hommes sont demandeurs dans 23,3% des cas. Le plus grand nombre sont des demandes conjointes, soit 44,1%.
Les statistiques démontrent également que le plus grand nombre de divorces surviennent entre 5 et 10 ans de mariage, soit 25,7%. Ensuite, c’est le groupe des 15 à 25 ans de mariage (22%), suivi des 10 à 15 ans (18,8%). Il est aussi relevé que 34,9% des couples ayant divorcé en 2025 n’avaient pas d’enfants, tandis que 55,7% avaient 1 ou 2 enfants.
HIV : plus de nouveaux cas chez les jeunes
Sur le plan de la santé sexuelle, le nombre de personnes infectées au VIH s’élevait à 10 747 en 2025, dont 29% des femmes. Il y avait 163 nouvelles femmes séropositives en 2025, comparé à 107 en 2015. La transmission entre hétérosexuels représentait le plus fort taux, soit 53,8% (39,6% chez les hommes et 82,2 chez les femmes), contre 2,4 pour les homosexuels. Les usagers de drogue par injection représentent 37,1%. 50% des nouveaux cas de HIV positif détecté concernent les 15 à 34 ans, cela suivi des 25 à 34 ans (35,7%).
En 2025, il y a eu 7 237 décès chez les hommes, contre 5 448 chez les femmes. Les maladies cardiaques et le diabète sont les causes plus récurrentes, suivies du cancer et des maladies respiratoires.
En matière d’éducation, les chiffres affichent plus ou moins la parité aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire. Les filles réalisent toutefois une meilleure performance à la fin des parcours d’études. Au regard des études supérieures également, on a enregistré plus de filles que de garçons. Le chiffre est passé de 31,1% en 2005 à 63% en 2025. Au cours de l’année écoulée, il y avait 30 009 filles dans les institutions d’études supérieures à Maurice et à l’étranger.
Les programmes les plus demandés chez les filles sont Administration/Management/Commerce/Business/Marketing/Accounting. Chez les garçons, c’est Engineering/ICT et Administration/Management, qui sont les plus prisés.
Concernant la population active, il y avait 331 400 hommes et 255 800 femmes au travail, en 2025. Le secteur tertiaire, notamment le commerce, la santé, le transport, l’éducation, le service, entre autres, employait le plus grand nombre de personnes (209 800). Tandis que le secteur primaire enregistrait 20 800 travailleurs et le secondaire, 86 700.
Le taux de chômage est plus élevé chez les femmes (7,6%) que chez les hommes (4,3%). Parmi, 33% des femmes détenaient un SC ou HSC, contre 29,1% chez les hommes. 23,2% des femmes au chômage avaient un diplôme universitaire contre 18,4% chez les hommes.
Le seuil de pauvreté en 2023 était estimé à Rs 12 378. En 2017, il était de Rs 7 509. Sur les 101 200 personnes vivant dans la pauvreté relative, on comptait 52 400 femmes, contre 48 800 hommes. Quant aux bénéficiaires de la Basic Retirement Pension, il y avait 153 640 femmes et 125 919 hommes.
De 2024 à 2025, le nombre de cas de violences domestiques enregistrées au ministère de l’Égalité des Genres est passé de 5 758 à 7 562. Le nombre de femmes victimes au cours de la même période a augmenté de 4 988 à 6 478. Chez les hommes également, il y a eu une augmentation de 770 cas à 1 084 cas. Les violences verbales sont en tête avec 49,9% des cas, suivies des violences physiques, 42,5%.
Les abus sur les enfants sont passés de 4 854 cas en 2024 à 5 929 en 2025. Quant aux filles, 58,1% sont plus concernées. Concernant les délits recensés à la police, il y a eu 720 cas d’abus ou d’exploitation sexuelle chez les femmes, contre 100 chez les hommes.
Les statistiques s’agissant du sport de haut niveau démontrent que les hommes sont plus actifs à ce niveau, soit 67%, contre 33% chez les femmes. Ces dernières sont plus présentes en athlétisme (23,5%), suivi du handisport (14,7%).
Sur le plan du Global Gender Gap Index, Maurice se trouve à la 111e place sur 148 pays.


