Des Responsible Parties de l’école primaire James Toolsy à Curepipe portent plainte à la police

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Pendant tout un trimestre, les parents ont crié leur mécontentement face à la gestion du Covid-19 en milieu scolaire. Entre fermetures en catastrophe et indécisions, ils ont attendu en vain une décision de la vice-Première ministre et ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, enfermée dans sa tour d’ivoire de Tou Korek, sur le maintien des classes ou pas. Cette semaine, certains ont préféré carrément porter plainte à la police pour dénoncer formellement des manquements au protocole.

Après les membres de la Parents Teachers Association (PTA) de Tyack qui avaient manifesté réclamant la fermeture de l’école après le dépistage d’une enseignante, cette fois, c’est la PTA de l’école James Toolsy à Curepipe, qui monte au créneau. Dans ce cas, pas de manifestation devant l’établissement, mais directement une plainte à la police.

À 21h40 lundi soir, le président de la PTA de l’école, Manishwar Purmanund, s’est rendu au poste de police de Curepipe pour dénoncer la situation qui prévaut dans cet établissement scolaire. Cette école primaire du gouvernement aurait enregistré plusieurs cas de Covid-19 depuis quelques jours, mais elle a poursuivi ses activités. Il affirme avoir personnellement pris contact avec la direction de l’école pour demander d’activer le procotole agréé, soit, prévenir les ministères de la Santé et de l’Éducation. Il dit même avoir personnellement pris l’initiative d’appeler au MITD House à Phoenix, où il aurait discuté avec deux officiers, notamment M. Veerasamy et M. Edoo, à ce sujet.

Il leur a demandé, notamment, de prendre des dispositions pour qu’un exercice de Mass Testing soit organisé à l’école, étant donné que les enfants aient pu être exposés au virus. Il a également demandé que le bâtiment soit complètement désinfecté, comme cela se fait habituellement. Toutefois, il dit avoir attendu en vain. D’où sa décision de porter plainte à la police, car il estime qu’il y a eu une violation aux droits de l’enfant, concernant leur sécurité.

Cette situation à l’école James Toolsy n’est pas isolée. Depuis ces dernières semaines, les autorités semblent faire face de plus en plus à des difficultés à gérer le nombre de cas grandissants de Covid-19 dans le pays, incluant les écoles et collèges.

La fin du premier trimestre, ce vendredi, arrive donc comme un soulagement pour les parents. Cela permettra également aux autorités de repenser leurs stratégies. Il était prévu que la VPM et ministre de l’Éducation s’exprime sur sa plateforme préférée à ce sujet.