Photo illustration

La Reserve Bank of India interdit l’incorporation de Finance Companies avec des FDI en provenance de Maurice

Avec son inclusion depuis janvier dernier sur la Grey List de la Financial Action Task Force et celle de la Black List de l’Union européenne depuis le 1er octobre, Maurice n’a aucune raison de pavoiser comme tel a été le cas dans certains milieux. Ainsi, New Delhi a rappelé Port-Louis à la dure réalité de la Grey List en matière de lutte contre le blanchiment de fonds et par extension, le financement du terrorisme. Dans une directive en date du 5 octobre, la Reserve Bank of India, la Banque centrale de la Grande-Péninsule, interdit l’incorporation et le financement des finance companies avec des Foreign Direct Investments en provenance de pays épinglés par la FATF.

Faisant état de ce développement, l’Economic Times of India, sous le titre “No Mauritius FDI to Float Finance Cos: RBI”, qui contraste avec le mood jubilatoire dans certains milieux avec le post-1er octobre de la Black List de l’Union européenne, souligne que cette directive de la RBI est « stricter than that of Securities and Exchange Board of India », le régulateur du marché boursier en Inde.

De ce fait, les Venture Capital and Private Equity Funds en Inde ne pourront dorénavant être alimentés par des fonds venant de Maurice et autres juridictions « that do not meet the benchmarks laid down by the Financial Action Task Force (FATT) – an inter-governmental policy making body setting anti-money laundering standards ». Dans les milieux concernés à Maurice, on tente d’évaluer les conséquences de cette directive sur les transferts transfrontaliers et les risques de propagation de la position ferme adoptée par New-Delhi à ce sujet.

Du côté du ministère des Services financiers, l’on fait comprendre en répétant que tout est mis en oeuvre pour obtenir dans les meilleurs délais la sortie de Maurice de la Grey List de la FATF avec un rendez-vous crucial obtenu pour le 26 octobre dans le cadre du Reassessment de Maurice en tant que juridiction à risques en matière de lutte contre le blanchiment de fonds.  Cette prochaine étape est également jugée cruciale par les autorités mauriciennes de même que les opérateurs du Global Business Sector pour limiter les dégâts avec l’entrée en vigueur de la Black List de l’Union européenne à compter du 1er octobre.