Le village de Goodlands connaîtra très bientôt d’importants développements avec le nouveau marché en construction à proximité du VIP Commercial Centre de la localité sur une superficie de 12 arpents. Les travaux qui ont démarré avant le confinement sont complétés à 40%. Ce projet est estimé à Rs 300 000. Le marché sera doté de 800 étals, de toilettes, d’un espace de restauration, d’un parking spacieux et d’un coin loisirs.

Bashir Toorabally, le représentant du village de Goodlands au sein du conseil de district de Rivière-du-Rempart, évoque les négociations qui sont en cours avec les différentes instances concernées pour que le poste de police qui se trouve au cœur du village de Goodlands soit transféré dans le nouveau bâtiment qui abritera le nouveau marché. Il abritera également un bureau pour les passeports et un autre pour les certificats de moralité. Ce poste de police, selon Bashir Toorabally, pourrait aussi être utilisé par le National Disaster Management Committee pour garder des équipements et des véhicules pour parer à toute éventualité dans les circonscriptions 6 (Grand-Baie/Poudre-d’Or) et 7 (Piton/Rivière-du-Rempart°.

Le représentant du village de Goodlands n’a pas manqué de rappeler les inondations du 10 décembre à Cottage où beaucoup de familles ont tout perdu et des voitures emportées par les flots qui se sont déversés dans les rues et ruelles.

Pour Goy Damri, président du village et Deokumar Koobarawa, le vice-président, leur préoccupation est la circulation routière aux alentours de la gare et à proximité de la foire de Goodlands. « Les gens ne se sentent plus en sécurité avec le nombre de véhicules, surtout pendant la tenue des foires et sans compter les automobilistes qui cherchent un endroit pour se garer. Ce problème d’embouteillage ne date pas d’hier. C’est un vrai casse-tête. Les embouteillages augmentent au même rythme que le nombre de véhicules en circulation à Goodlands. »

Selon le président du village, des discussions sont en cours avec les chauffeurs de taxi pour qu’ils aillent opérer à proximité du nouveau marché en construction. « Ils étaient réticents au début Ils sont retournés petit à petit à de meilleurs sentiments. Nous allons poursuivre les négociations pour trouver une “win-win situation”. »

Le conseiller Koobarawa s’intéresse, lui, aux infrastructures sportives qui sont dans un état d’abandon à Goodlands. Notamment le terrain de football à Belmont qui tombait sous la responsabilité de l’établissement sucrier de Saint-Antoine et qui était abandonné entre 1980 et 1992. « Nous demandons au gouvernement de rénover ce terrain de football afin que les responsables des collèges privés dans les circonscriptions No 6 et 7 puissent organiser des tournois de football intercollèges. Nous sommes disposés à les aider. Il y a beaucoup de jeunes footballeurs talentueux dans ces collèges, il suffit de leur donner l’encadrement et les moyens nécessaires », insiste-t-il.

Pour rappel, c’est sur ce même terrain que de grands joueurs comme Vadyvel Armoogum, feu Ashok Hurry, Judex Marquette et Mahmood Toorabally ont fait leur apprentissage. « Ce terrain attirait de grosses foules à cette époque. Les amateurs de football se déplaçaient en grand nombre et de très loin pour venir assister aux matches, surtout les dimanches. »

Autre préoccupation de ces trois conseillers, le terrain de football de Mapou Leclézio, Bélin. Un terrain clôturé par des murs, abandonné par les équipes de football de la région et où un enfant de la localité a failli se faire électrocuter l’année dernière en voulant allumer les lampadaires. « Des boîtiers électriques étaient découverts », rappelle un habitant de Goodlands.

« Nous souhaitons rencontrer au plus vite Stephan Toussaint, le ministre de la Jeunesse et des Sports, pour lui faire part de nos suggestions. Le village de Goodlands a le potentiel de devenir une pépinière pour la région nord. Nous disposons de toutes les infrastructures sportives. Il faut donner aux jeunes l’encadrement nécessaire », estiment les trois conseillers.