À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2026, Harshika Rugjee, estime que cette année, l’accent est mis sur une réalité mondiale critique: si le langage des droits est devenu universel, l’expérience de la justice reste hors de portée pour des millions de personnes. Selon elle, le paysage juridique pour les femmes reste profondément inégalitaire.
Les discours, c’est bien. Mais dans la vraie vie, qu’est-ce qui ne fonctionne toujours pas pour les femmes ?
En 2026, les femmes ne détiennent que 64 % des droits légaux dont jouissent les hommes dans le monde. Les droits sans justice ne sont que des promesses qui ne se concrétisent jamais. La justice est le mécanisme qui garantit le respect des droits, offre des recours en cas de violation et tient les auteurs responsables.
Actuellement, les femmes sont confrontées à d’immenses obstacles. Des obstacles économiques, notamment les frais juridiques élevés, les pertes de salaire et le manque de services de garde d’enfants, rendent souvent impossible l’introduction d’une action en justice.
De nombreux systèmes judiciaires restent gangrenés par des normes sociales néfastes, où les survivantes sont souvent mises en doute, blâmées ou réduites au silence par les autorités. Pour les 676 millions de femmes vivant à proximité de zones de conflit actives, les systèmes judiciaires formels sont souvent totalement absents, permettant que des crimes soient commis en toute impunité.
Quel est votre message ?
La Journée internationale des femmes 2026 est une épreuve de conscience pour le monde. Elle nous rappelle que l’égalité des sexes n’est pas un cadeau des gouvernements, mais un droit fondamental qui doit être garanti par une justice active. En passant des paroles aux actes, nous pouvons construire un monde où la loi sert de bouclier à toutes les femmes et à toutes les filles, leur permettant de vivre en sécurité, de s’exprimer librement et d’exister sur un pied d’égalité.

