Hôpital Flacq et Jawaharlal Nehru – Deux attaques dans les hôpitaux : des médecins battus sous le regard de la police

« Mo capav dir zot ki nu pa pu toler sa. Mo condamne li, ek nu pa pu permet okenn kiksoz koumsa arive. Dimoun bizin pran zot responsabilite », a déclaré avec colère le ministre de la Santé Anil Bachoo, après deux agressions visant des médecins en plein service dans des hôpitaux publics. Face à la presse ce matin, il a dressé un état des lieux des cas d’agression survenus en l’espace de deux jours dans des établissements de santé,

- Publicité -

À hôpital de Flacq [SAJ], un médecin a été admis après une attaque en groupe. À l’hôpital Jawaharlal Nehru, un autre a été violemment battu, subissant des fractures au visage. Dans les deux cas, les faits se sont produits durant leurs heures de travail, tandis que la présence policière, restée sans intervention, est directement pointée du doigt par le ministre de la santé.

Le premier incident remonte à dimanche  dans la soirée du l 29 mars à l’hôpital de Flacq. Un médecin assurant les fonctions de Duty Manager a été agressé dans l’enceinte de l’établissement. Selon les informations communiquées, un groupe de 15 à 20 personnes a fait irruption dans la cour de l’hôpital. Malgré la présence de quatre à cinq policiers au poste sur place, le médecin a été pris à partie devant eux explique Anil Bachoo.

- Publicité -

Décrit comme un professionnel sérieux, respecté et toujours présent au service, il n’avait fait l’objet d’aucune plainte auparavant. Blessé, il a dû subir un CT scan avant d’être admis à l’hôpital.

Le second cas a été signalé lundi soir, le 30 mars, à l’hôpital Jawaharlal Nehru. Un enfant admis pour des douleurs abdominales a été au cœur de l’incident, après la propagation d’une rumeur annonçant son décès. Des membres de la famille ont alors fait irruption dans le service de pédiatrie. Malgré les explications du médecin RMO, indiquant que l’enfant était sous observation en vue d’une prise en charge le lendemain, quatre à cinq individus l’ont violemment agressé alors qu’il était en service.

- Advertisement -

Selon le ministre de la santé, le médecin a reçu plusieurs coups au visage et à l’abdomen. Il saignait de l’oreille droite. Les examens ont révélé des fractures des os du visage, du nez, un hématome septal ainsi qu’une perforation du tympan. Il est actuellement pris en charge en service ORL. Par ailleurs, des troubles ont été signalés dans l’enceinte de l’hôpital Jawaharlal Nehru, où des individus ont continué à créer du désordre, suscitant l’inquiétude du personnel médical, certains hésitent à intervenir.

Anil Bachoo a qualifié ces actes d’une extrême gravité, rappelant qu’attaquer un officier public sur son lieu de travail constitue une infraction grave, passible d’une amende pouvant atteindre Rs 200 000 et de cinq ans de prison.

Il a aussi insisté sur le fait que les deux médecins sont reconnus pour leur sérieux et n’avaient aucun différend avec des patients.

Le ministre a indiqué avoir sollicité le Commissaire de police pour un renforcement de la sécurité. Des dispositions ont également été prises pour transférer l’enfant vers une unité spécialisée, où son opération pourra se dérouler sous protection.

EN CONTINU
éditions numériques