La mineure a accouché d’un bébé mort-né à l’hôpital de Cando

Pendant ce confinement, de nombreux patients cardiaques, suivant leur traitement à l’hôpital Victoria, à Candos, éprouvent des difficultés pour s’y rendre et obtenir leurs médicaments habituels. Chaque jour, c’est la pagaille et l’exaspération chez ces malades, qui passent des heures dans de longues files d’attente afin de recevoir leurs médicaments.

Ces longues files d’attente devant les comptoirs de l’hôpital de Candos sont un problème qui a la dent dure. De plus, la situation actuelle a refoulé des patients devant ces comptoirs et il semble que les membres du personnel de ce département ne parviennent plus à gérer. Depuis des jours, la situation est devenue irritante pour les patients.

Étant autorisées à sortir uniquement les jours correspondant à leur lettre alphabétique, ces patients disent n’avoir d’autres choix que d’attendre des heures avant d’être servies. Ceux qui se retrouvent dans les zones rouges évoquent des difficultés pour se rendre à l’hôpital à chaque fois. « Nous devons passer par les Roadblocks. Parfois, certains policiers comprennent la situation, alors que d’autres refusent souvent l’accès », disent-ils.

Beaucoup, qui n’ont pu se rendre à l’hôpital, ont choisi d’acheter ces médicaments en pharmacies privées entre-temps. « Il y a des médicaments que nous devons prendre tous les jours sans faute. Nouds faisons un effort pour les acheter en pharmacie, mais c’est tout un budget. Et là, il faut attendre pendant des heures devant le comptoir. En plus, il y a certains médicaments qui sont même en rupture de stock », déplore un habitant de Vacoas, patient de la Cardiac Unit de l’hôpital de Candos.

De plus, l’on souligne que ce n’est pas tous les guichets qui sont opérationnels et il semblerait qu’il y ait aussi un manque d’effectifs. Les pharmaciens n’arriveraient plus à gérer. Ils conseillent au public de se diriger avant tout vers le centre de santé le plus proche de leur résidence pour des cas mineurs, au lieu de venir à l’hôpital Victoria, qui est réservé aux traitements urgents et spécialisés. Cependant, ce sont justement pour des cas majeurs et spécifiques que la file d’attente est interminable.

D’autre part, bien des patients reçoivent la visite mensuelle des médecins du public. Les proches doivent alors récupérer les médicaments à la pharmacie des hôpitaux. L’on souligne qu’il n’y a « aucune provision » pour cette catégorie de patients qui sont, en général, des personnes âgées ou handicapées et c’est le même comptoir qui se charge des médicaments pour différents types de patients. « C’est malheureux qu’il faille absolument se rendre à l’hôpital même pour prendre ces médicaments. Ceux-ci ne sont pas disponibles dans les Area Health Centres », disent-ils.

Les patients devant suivre le traitement de dialyse subissent aussi de grosses difficultés depuis le confinement. Outre le chamboulement de leurs sessions de traitement, ils ont aussi des difficultés avec leurs médicaments. « Le service public est le seul à offrir des médicaments destinés à ceux qui se sont fait greffer des organes, que ce soit à Maurice ou à l’étranger. Ces médicaments sont si chers qu’ils ne sont pas à la portée de ceux qui en ont besoin. »

Beaucoup de personnes doivent absolument compter sur le service hospitalier pour ces médicaments. Or, avec le contexte actuel, ces personnes se retrouvent dans une situation difficile. Les patients de l’hôpital de Candos lancent ainsi un appel au ministère pour « mettre de l’ordre dans le système de distribution des médicaments dans les pharmacies ».