« Nous sommes des humains avant tout ». Estimant qu’ils font face à des conditions de travail « déplorables », des éléments de la Special Mobile Force (SMF) font part de leur ras-le-bol.

Depuis le 10 mars et l’instauration du confinement dans l’île, la SMF est sur le qui-vive. Barrages routiers à travers l’île, garde devant les centres de quarantaine, longues heures de service… Et pour couronner le tout, des inondations dans le sud et sud-est de l’île la semaine dernière.

Les paramilitaires sont constamment déployés dans les quatre coins de l’île.

Conscients qu’ils sont là pour faire respecter les lois et intervenir en cas de sinistres, ces officiers déplorent toutefois le manque de considération de leurs supérieurs hiérarchiques à leur égard.

Après la grogne de certains officiers postés à l’hôpital de Souillac – concernant les aménagements sanitaires leur étant réservés -, cette fois, c’est une autre équipe, postée à Highland Rose, Phoenix, qui fustige les conditions dans lesquelles elle est appelée à travailler.

En cette période pluvieuse, les « tentes trouées » et les « par-dessus inadaptés » font beaucoup jaser.

« Nou pe travay anba latant troue. Tou kiksoz tranpe anba la », a raconte un officier, en faisant ressortir que ces équipements « ont fait leur temps ».

« Ena trou dan pardesi », ajoute un autre élément. « Kouma pou travay dan bann kondision koumsa? Dimounn kritik nou travay, me zot pa kone dan ki kondision nou pe evolie ».

A cet effet, une entrée a été enregistrée, par un officier, dans le Diary Book de la SMF concernant ces conditions de travail jugées comme déplorables.