Désactiver les caméras de surveillance dans le nouveau bâtiment de l’Imprimerie du gouvernement. C’est ce qu’a réclamé vendredi dernier Narendranath Gopee, président de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), au cours d’une “site visit” sur les lieux en présence de représentants du Prime Minister’s Office (PMO) et de responsables de l’Imprimerie du gouvernement. Le syndicaliste est d’avis que ces caméras de surveillance (105 au total), disposées à l’intérieur des lieux, ont pour but de « surveiller les faits et gestes des travailleurs, plutôt que d’assurer la sécurité des équipements et garder la confidentialité des documents » transmis à l’imprimerie du gouvernement pour être imprimés.

Si la direction de l’imprimerie du gouvernement n’accède pas à la requête de la FSCOU, cette fédération, avec la collaboration des syndicats de l’Imprimerie du gouvernement, organisera une manifestation devant les locaux de l’Imprimerie du gouvernement. Pour le syndicaliste, il n’y a pas lieu de mettre en marche toutes les caméras de surveillance lorsque les travailleurs sont en poste. « On pourrait par exemple décider quelle caméra sera opérationnelle durant les heures de travail. De notre côté, nous n’avons aucun problème avec les caméras qui se trouvent à l’extérieur du bâtiment et qui sont opérationnelles 24/24h », a déclaré le syndicaliste.

« Lorsque j’ai effectué cette visite, j’ai eu l’impression de rendre visite au petit frère de la prison de haute sécurité de Melrose. Certaines caméras sont installées les unes à côté des autres, alors que d’autres peuvent pivoter pour fixer leur objectif », soutient-il. Il devait aussi faire ressortir que  l’installation de ces caméras de surveillance à l’intérieur de l’Imprimerie du gouvernement a fait l’objet de plusieurs réunions. Au cours de celles-ci, la direction avait expliqué que cette technologie était nécessaire pour la surveillance des équipements ou afin de dissuader les travailleurs à consommer de l’alcool sur leur lieu de travail, voire pour empêcher les travailleurs de régler leurs problèmes personnels au bureau et de commettre des vols.

Selon le syndicaliste, les raisons avancées par la direction « ne tiennent pas la route, car aucun de ces problèmes n’a été rapporté » au bureau de la FCSOU. Le président du syndicat a aussi déploré les agissements d’un agent de sécurité attaché au PMO. Ce dernier, lors de la “site visit”, aurait en effet menacé de consigner une déposition à la  police  car le syndicaliste prenait des photos des caméras de surveillance. Face à cette remarque, Narendranath Gopee avait rappelé que le respect des droits des travailleurs de l’Imprimerie du gouvernement fait partie de ces attributions.

Le président de la FCSOU a aussi déclaré que l’installation de ces caméras a coûté Rs 33 millions. « J’ose espérer que cette somme n’a pas été investie pour faire plaisir à un fournisseur de caméras de surveillance », dit-il.

Par ailleurs, deux syndicats représentant les travailleurs de cette imprimerie affirment que les employés ne sont pas disposés à travailler dans le nouveau bâtiment si les caméras sont opérationnelles dans la section administrative. Ils affirment que, pour l’heure, 50% des équipements de l’Imprimerie du gouvernement ont déjà été transférés dans le nouveau bâtiment.