La direction de Landscope (Mauritius) Ltd propose actuellement à un groupe de laboureurs de prendre leur retraite prématurée. Une réunion dans ce sens a eu lieu à la fin de la semaine dernière entre la direction de ce corps para-étatique et le représentant des employés. À l’issue de cette rencontre, les laboureurs se sont réunis en urgence dans un champ de canne pour étudier la proposition de la direction qui consiste à leur accorder une compensation équivalant à 1,5 mois par année de service et un lopin de terre.
Selon leur négociateur syndical, Haniff Peerun, aussi président du Mauritius Labour Congress (MLC), les 79 laboureurs considèrent que cette compensation « n’est pas suffisante ». Ils ont ainsi rejeté l’offre de la direction. Le président du MLC a fait savoir aux laboureurs qu’il poursuivra la discussion avec la direction de Landscope en vue de trouver une meilleure offre. « J’ai été désigné comme négociateur des employés de Landscope. Mon but est de défendre vos intérêts, car je suis un travailleur comme vous », a déclaré le syndicaliste au cours d’une réunion avec les laboureurs.

C’est plus particulièrement les employés de plus de 58 ans qui sont ciblés par cette offre de la direction. Les employés de Landscope sont aussi représentés par la Plantation Worlers Union et la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU). Lors d’une précédente réunion avec la direction de Landscope, le président de la FCSOU avait fait part des craintes des laboureurs à propos de la mise en pratique de l’Early Retirement Scheme pour les employés ayant déjà atteint l’âge de la retraite à 58 ans. « Nous savons que l’âge de retraite pour ceux qui ont commencé à travailler avant 2008 a été fixé à 60 ans. Ils veulent maintenant venir de l’avant avec l’ERS à 58 ans alors que nous savons tous que l’âge de la retraite a été fixé à 65 ans. Ils ont fixé l’ERS à l’âge de 58 ans et, en contrepartie, ils sont en train de proposer une compensation à cinq années de service. Si la personne avait opté pour la continuité, elle serait donc partie à la retraite à l’âge de 63 ans, ce qui est parfaitement légal », a précisé le syndicaliste.

Interrogé à ce sujet, le président de la FCSOU souligne qu’il se pourrait qu’un groupe de travailleurs accepte l’offre de la direction. « Certains d’entre eux ont exprimé le vœu de prendre leur retraite prématurément », a affirmé le syndicaliste, précisant que les négociations se poursuivent.