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International Religious Freedom Report : De “low level tensions” relevées à Maurice

Le rapport du département d’État américain sur l’International Religious Freedom consacré à Maurice, publié la semaine dernière, fait mention de low level tensions. Bien que la Constitution interdise tout type de discrimination religieuse et assure le droit à la liberté religieuse, le document souligne que ces droits sont « subject to limitations » afin d’assurer l’ordre public, la moralité, la santé et les droits des autres.

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Tenant compte des propos du Conseil des religions qui affirme que « les communautés religieuses vivent en paix », le rapport en a une lecture plus nuancée. Ce document estime que la police a déclaré que de légères tensions ont été notées entre des hindous et des musulmans. Des actes de vandalisme sont mentionnés comme alimentant celles-ci.

Qui plus est, l’assassinat de Manan Fakoo est aussi relevé dans l’analyse en question. Toutefois, pour démontrer que les différentes communautés vivent en paix, le Conseil des religions organise régulièrement des séances de prières interreligieuses. Celles-ci visent aussi à favoriser la compréhension et la collaboration entre les religions.

Fonction publique

Le rapport du département d’État américain sur l’International Religious Freedom avance que certains non-hindous ont parlé « d’une prédominance des hindous au sein de la fonction publique ». Par ailleurs, il est question de favoritisme , fait ressortir le document, lorsqu’il s’agit de recrutement et de promotion. Ainsi, il est mis en avant que deux groupes socio-ethniques ne parviennent à atteindre des niveaux plus importants au sein du secteur public.

« In general, and dating back years, non-Hindus have stated they were underrepresented in government. There were no reliable statistics available on the number of members of different religious groups represented in the civil service », souligne toutefois le rapport des USA.

L’Assemblée de Dieu toujours pas reconnue

Qui plus est, le rapport fait aussi état de la demande de l’Assemblée de Dieu ces deux dernières décennies d’être reconnue comme religion. L’Assemblée de Dieu, s’appesantit le même rapport, est reconnue comme une association. « The denomination began petitioning the government for such recognition approximately 20 years ago, but as of year’s end the group was still considered an association. The government again did not take action to recognize the Assemblies of God as a religion », peut-on lire dans le document.

Vu le fait que l’Assemblée de Dieu est toujours considérée comme une association, les nouveau-nés ne peuvent être reconnus comme ses membres, et les officiants de cette association ont un accès limité aux hôpitaux et prisons. « The government continued not to offer a reason for not legally recognizing a religious group since 1985, when it gave such recognition to the Church of Jesus Christ », souligne le rapport.

D’autres groupes religieux continuent d’avoir le statut d’association. Le document, qui prend en compte les propos des sources religieuses, et celles de la société civile, souligne que le gouvernement n’entend pas augmenter la liste des religions reconnues en vue de ne pas diminuer le nombre de personnes considérées comme hindoues.

Par ailleurs, il est mis en exergue que la Constitution accorde le droit aux individus de changer, d’exprimer et de propager leurs croyances religieuses. Sept groupes religieux sont reconnus par le gouvernement, à savoir les hindous, catholiques, musulmans, anglicans, presbytériens, adventistes du septième jour, et le Church of Jesus Christ.
Ces groupes perçoivent des allocations annuelles du ministère des Finances en fonction du nombre de membres qui se sont identifiés comme tels lors du dernier recensement. Les autres groupes religieux sont reconnus comme des associations. Elles peuvent aussi bénéficier des privilèges quant à la taxe auprès du ministère des Finances.

Au regard de la démographie religieuse, ce rapport tient compte du sondage de 2011 qui indique que 48% de la population sont des hindous, 26% des catholiques, 17% des musulmans et 6% sont des chrétiens qui n’appartiennent pas au catholicisme. Le pays compte quelque 100 juifs, indique-t-on par ailleurs.

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