Dans son livre Sex’Plik et ses ateliers éducatifs pour expliquer la sexualité, Karola Zuël, connue aussi comme Koze Karol sur les réseaux sociaux, répond clairement aux questions des parents et des enfants et enlève la honte ou les appréhensions autour de la sexualité. Consultante, formatrice et créatrice de contenus d’éducation sexuelle, elle est aussi Prevention Officer chez PILS. Elle anime un atelier pour les parents sur l’éducation sexuelle. Elle trouve qu’il est temps que les parents prennent leur place dans ces conversations car, dit-elle, l’éducation sexuelle est une éducation à la vie.
Le lancement de la première édition de Sex’Plik sur l’éducation sexuelle a lieu le samedi 14 mars dernier, à l’ICJM. Pourquoi est-il important que les parents s’approprient cette thématique pour guider leurs enfants ?
Parce que nous ne pouvons pas demander aux enfants de parler de sexualité si les adultes changent de sujet dès qu’ils entendent le mot sexe. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Même lorsqu’ils pensent ne rien transmettre, ils transmettent quand même quelque chose : le silence, la gêne, la peur ou au contraire, l’ouverture.
Aujourd’hui, les jeunes ont accès à toutes les informations imaginables, mais pas forcément aux bonnes. Internet répond à leurs questions en quelques secondes. Le problème, c’est qu’il ne connaît ni leur âge, ni leur maturité, ni leurs valeurs. Si les parents ne prennent pas leur place dans cette conversation, quelqu’un d’autre le fera, tels les réseaux sociaux, la pornographie, les influenceurs ou les copains de la cour de récréation. Et, soyons honnêtes, ce n’est pas toujours la meilleure équipe pédagogique. Notre objectif n’est pas de transformer les parents en sexologues. C’est de leur donner suffisamment d’outils pour que leur enfant sache qu’il peut venir poser une question sans craindre d’être jugé.
Comment les adultes poussent-ils les adolescents à occulter leur sexualité ?
Je ne dirais pas que les adultes poussent volontairement les adolescents à occulter leur sexualité, et ce n’est pas tous les adultes qui le font. La plupart du temps, ils essaient simplement de les protéger. Le problème, c’est que cette protection passe souvent par le silence, les interdits ou les non-dits. Et malheureusement, ce silence transmet lui aussi un message. Quand un adolescent pose une question et que nous lui répondons : On verra plus tard, Ce n’est pas de ton âge ou encore Arrête de poser ce genre de questions, il comprend rapidement que la sexualité est un sujet qu’il vaut mieux éviter à la maison. Il apprend alors à cacher ses interrogations, ses émotions, parfois même ses expériences. Pourtant, le fait de ne plus en parler ne signifie pas que ces questions disparaissent. Elles continuent simplement d’exister… ailleurs.
Les adolescents grandissent dans un monde où ils sont exposés très tôt à des contenus liés à la sexualité, que ce soit sur les réseaux sociaux, dans les séries, les chansons, les publicités ou par l’intermédiaire de leurs amis. Ils sont constamment confrontés à des informations, mais rarement accompagnés pour les comprendre. Lorsqu’ils ne trouvent pas un espace sécurisant auprès des adultes, ils vont naturellement chercher leurs réponses auprès de leurs pairs ou sur Internet. Le problème, c’est que ces sources ne sont pas toujours fiables et véhiculent parfois des idées fausses ou des représentations irréalistes de la sexualité.
Il y a aussi une confusion que nous retrouvons souvent chez les adultes : croire que parler de sexualité revient à encourager les relations sexuelles. Pourtant, toutes les données dont nous disposons montrent qu’une éducation sexuelle complète ne pousse pas les jeunes à avoir des rapports plus tôt.
Au contraire, elle leur permet de prendre des décisions plus réfléchies, de mieux reconnaître les situations à risque, de comprendre le consentement, de respecter leurs limites et celles des autres, et de demander de l’aide lorsqu’ils en ont besoin. En réalité, les adolescents n’attendent pas que les adultes aient réponse à tout. Ils attendent surtout que nous les écoutions sans les juger.
Je pense qu’il est important de rappeler qu’un adolescent ne cesse pas de développer sa vie affective ou de se poser des questions parce qu’on lui interdit d’en parler. Il apprend simplement à le faire sans les adultes. Et c’est là que réside le véritable risque. Notre rôle n’est pas de nier l’existence de leur sexualité naissante, mais de les accompagner avec des informations adaptées à leur âge, des valeurs, du dialogue et de la bienveillance.
Au fond, les jeunes n’ont pas besoin de parents parfaits. Ils ont besoin de parents disponibles, capables d’ouvrir une porte plutôt que de la fermer. Parce qu’une conversation, même maladroite, sera presque toujours plus protectrice que le silence.
Vous qui connaissez la réalité du terrain, quelles sont les raisons principales du silence autour de l’éducation sexuelle ?
La première, c’est que beaucoup d’adultes n’ont jamais reçu eux-mêmes d’éducation sexuelle. Ils ont grandi avec le silence, les interdits ou des explications biologiques très limitées. Ou ils ont reçu des informations pas très fiables basées sur les expériences personnelles de leurs proches qui souvent sont remplies de mythes.
La deuxième raison est la peur. Peur que parler de sexualité encourage les rapports sexuels. Toutes les études montrent pourtant exactement l’inverse : une éducation sexuelle complète retarde souvent les premiers rapports et favorise des comportements plus responsables.
Il y a aussi la honte. À Maurice, beaucoup de familles pensent encore que certaines conversations ne doivent pas avoir lieu entre parents et enfants. Pourtant, la sexualité fait partie du développement humain. Nous pouvons décider de ne pas en parler, mais elle continue d’exister quand même.
Si vous aviez des pistes à donner pour désamorcer la culpabilité et surmonter les non-dits entre générations, vous privilégieriez quel type d’approche ?
Je commencerais par retirer toute pression. Les parents pensent souvent qu’ils doivent avoir toutes les réponses. C’est faux. Dire à son enfant : « Je ne sais pas, mais nous allons chercher ensemble », est parfois la meilleure réponse. Il faut parler régulièrement plutôt que faire « la grande discussion ». Une conversation de cinq minutes dans la voiture ou en préparant le dîner est souvent plus efficace qu’un discours solennel de deux heures. Enfin, remplacer le jugement par la curiosité. Avant de répondre, poser une question. Ces simples phrases ouvrent énormément de portes.
En tant que formatrice, selon vous, de quelle manière pouvons-nous briser les tabous de l’éducation sexuelle à tous les âges de la vie?
Il faut arrêter de penser que l’éducation sexuelle commence à l’adolescence. Tout part de la petite enfance avec les émotions, les limites, le consentement, le respect du corps, les relations et la communication. À chaque âge correspondent l’information, le vocabulaire et la technique. L’éducation sexuelle ne consiste pas uniquement à expliquer comment faire un bébé. C’est apprendre à respecter son corps, celui des autres, reconnaître les violences, développer l’estime de soi, comprendre les émotions, construire des relations saines, connaître ce que dit la loi, que faire en cas d’agression, de sextorsion… Finalement, nous parlons beaucoup plus de la vie, des actions, des réactions et de la prévention que du sexe.
Alors que les adultes posent des barrières morales, la jeunesse aborde des sujets intimes. Est-ce si difficile de combler ce fossé générationnel?
Je pense que le fossé existe surtout parce que chaque génération croit que l’autre ne peut pas la comprendre. Les jeunes veulent être écoutés et tout comprendre tout de suite. Les parents veulent protéger et toujours bien faire. Les deux poursuivent exactement le même objectif : le bien-être du jeune.
Le problème, c’est qu’ils ne parlent pas toujours la même langue. Notre travail consiste justement à devenir traducteurs entre ces deux mondes. La puberté affecte aussi les émotions et l’ambiance des conversations. Encore une fois, c’est pour cela que les vidéos de Koze Karol interviennent pour faciliter les conversations.
Face à la vie affective et sexuelle des enfants, pourquoi le dialogue familial reste-t-il un défi complexe ?
Parce qu’il touche aux émotions. Un parent voit toujours son enfant comme son bébé, même lorsqu’il mesure 1m80. Accepter que son enfant grandisse, tombe amoureux, découvre son corps ou développe une vie affective est parfois plus difficile que d’en parler. Certains parents refusent même de croire que les enfants se touchent eux-mêmes ou parlent de sexualité entre amis, ou encore qu’ils écoutent des chansons, regardent des séries ou des films qui abordent ouvertement ces sujets. Pourtant, cette réalité existe, qu’on soit prêt à l’accepter ou non.
Il y a aussi cette peur très humaine de « mal faire ». Beaucoup de parents craignent de dire un mot de trop, de ne pas savoir répondre à une question ou même d’encourager des comportements qu’ils souhaitent justement prévenir. Cette peur est compréhensible, mais elle conduit souvent à éviter complètement le sujet. Le défi vient également du fait que les parents n’ont, pour la plupart, jamais reçu eux-mêmes une véritable éducation sexuelle. Ils reproduisent donc ce qu’ils ont connu : le silence, la gêne ou les conversations limitées à la prévention des risques. Nous ne pouvons pas transmettre facilement ce que nous n’avons jamais appris. Mais le silence fait souvent plus de dégâts qu’une conversation imparfaite. Un enfant n’attend pas que son parent soit un expert en sexualité. Il a surtout besoin de sentir qu’il peut poser une question sans être jugé, ridiculisé ou puni. C’est cette confiance qui fait toute la différence. Lorsque cette confiance prévaut, le dialogue devient un véritable facteur de protection, même si toutes les réponses ne sont pas parfaites.
En lançant Koze Karol ainsi que votre livre Sex’Plik San Tabou, quelles ont été les difficultés rencontrées au départ et votre satisfaction aujourd’hui ?
Au début, certains pensaient que j’allais encourager les jeunes à faire des bêtises. Cette idée revient souvent lorsque noud abordons d’éducation sexuelle. Puis les ateliers ont commencé. Les participants ont compris que nous parlions surtout de respect, de consentement, de prévention, d’émotions, de communication et de santé.
Aujourd’hui, ma plus grande satisfaction n’est pas le nombre d’ateliers. C’est lorsqu’un parent revient me dire : « Pour la première fois, mon enfant est venu me poser une question et j’arrive à en parler sans difficulté. » Là, je sais qu’une porte s’est ouverte.
Souvent, les jeunes encouragent leurs camarades à poser des questions et ces derniers comprennent que tout ce qu’ils ont appris dans les films, les chansons ou même entre amis, ce n’est pas forcément parole sacrée.
À l’heure actuelle, le sexe demeure-t-il toujours un sujet tabou dans les foyers et les institutions, même si la parole progresse en ligne ?
Oui, je pense que le sexe reste un sujet tabou, mais ce tabou a simplement changé de forme. Aujourd’hui, on parle beaucoup plus de sexualité qu’il y a dix ou vingt ans. Les réseaux sociaux, les podcasts, les séries, les influenceurs ou encore les créateurs de contenu ont ouvert des espaces de discussion qui n’existaient pas auparavant. Les jeunes n’ont plus besoin d’attendre un cours ou une conversation avec leurs parents pour obtenir une réponse. En quelques secondes, ils trouvent des milliers de vidéos ou de publications sur n’importe quel sujet.
Le problème, c’est que quantité ne veut pas dire qualité. Nous trouvons autant d’informations fiables que de mythes, de conseils dangereux ou de contenus qui véhiculent une vision très déformée de la sexualité. Les algorithmes ne font pas de différence entre une information scientifique et une vidéo virale. Ils privilégient ce qui attire l’attention, pas forcément ce qui éduque.
Sur le terrain, je constate une contradiction assez frappante. Les jeunes parlent beaucoup entre eux. Ils osent poser des questions, débattre, partager leurs expériences ou leurs inquiétudes. En revanche, dès qu’il s’agit d’en parler avec un parent, un enseignant ou un autre adulte de confiance, beaucoup ferment la porte. Non pas parce qu’ils n’ont rien à dire, mais parce qu’ils craignent d’être jugés, punis ou incompris.
Chez les adultes, il existe aussi un paradoxe. Beaucoup reconnaissent l’importance de l’éducation sexuelle, mais lorsqu’il faut prononcer certains mots, répondre à une question précise ou aborder un sujet comme la contraception, le consentement, le plaisir, les infections sexuellement transmissibles ou encore la pornographie, le malaise réapparaît. Nous préfèrons parfois remettre la conversation à plus tard… jusqu’à ce que ce « plus tard » n’arrive jamais. Dans certaines institutions, la situation évolue également, mais souvent lentement. Il existe une réelle volonté de protéger les jeunes, ce qui est essentiel. Cependant, cette volonté se traduit parfois par une approche uniquement axée sur les risques : « Attention aux conséquences », « Protège-toi ». Ces messages sont importants, mais ils ne suffisent pas.
Une éducation sexuelle complète, c’est aussi parler de consentement, de respect, d’estime de soi, de communication, d’émotions, de relations saines et de prise de décision. Si l’on ne parle que des dangers, on laisse de côté tout ce qui permet justement aux jeunes de faire des choix éclairés. À Maurice, j’ai tout de même l’impression que les mentalités évoluent. De plus en plus de parents font le pas pour en parler aux enfants, posent des questions qu’ils n’auraient jamais osé poser auparavant et reconnaissent qu’ils ont eux aussi besoin d’apprendre. C’est une évolution très encourageante. Il y a quelques années, certains venaient surtout pour vérifier ce que nous allions dire à leurs enfants.
Pour moi, le véritable défi aujourd’hui n’est plus simplement de faire parler de sexualité. Nous en parlons déjà énormément. Le défi est de créer des espaces où nous pouvons en parler avec bienveillance, sans honte, sans culpabilité et avec des informations fiables. Parce qu’une discussion ouverte ne protège pas seulement contre les risques. Elle renforce aussi la confiance entre les générations.
Et lorsqu’un jeune sait qu’il peut poser n’importe quelle question à un adulte sans être jugé, c’est probablement l’un des meilleurs outils de prévention que l’on puisse lui offrir. J’aime souvent rappeler une chose en atelier : le silence est aussi une forme d’éducation. Lorsque nous ne répondons pas aux questions des jeunes, ils trouveront des réponses ailleurs. La vraie question est donc la suivante : « Voulons-nous que leurs premières références soient leurs parents, leurs éducateurs et des professionnels, ou un algorithme qui ne connaît ni leur âge, ni leur réalité, ni leurs valeurs ? »
Est-il pertinent d’adopter un juste recul quand vous abordez l’aspect sexuel, ou tout doit-il être dit, quitte à choquer ?
Je ne cherche jamais à choquer. Je cherche à être un levier de communication. Nous pouvons dire les choses franchement sans être provocateur. Mon rôle est d’adapter mon discours à l’âge, au contexte et au public. L’objectif n’est pas que les participants repartent choqués. C’est qu’ils repartent mieux informés.
Qu’est-ce que le mot sexualité évoque pour vous et quelles sont les idées reçues les plus fréquentes en atelier ?
Pour moi, la sexualité, c’est la manière dont nous vivons notre corps, nos émotions, nos relations, notre identité et notre intimité. Les relations sexuelles n’en sont qu’une petite partie. L’idée reçue la plus fréquente est justement de réduire la sexualité aux rapports sexuels. Quand j’explique que nous allons aussi parler d’anatomie, de consentement, de communication, d’estime de soi, d’émotions ou de violences, beaucoup sont surpris. Ils découvrent que l’éducation sexuelle est en réalité une éducation à la vie. Être armés, informés des lois, être conscient de leurs décisions et des risques liés.
Sentez-vous plus de gêne chez la mère que chez le père lorsqu’on aborde la sexualité d’un enfant ? Ou êtes-vous surprise que la mentalité à Maurice ait évolué ?
Je constate une évolution très encourageante. Les mères restent souvent plus présentes dans les discussions, mais de plus en plus de pères participent, posent des questions et souhaitent s’impliquer. Et c’est une excellente nouvelle. Un enfant n’a pas besoin d’un seul parent qui parle de sexualité. Il a besoin de savoir que les deux peuvent être des personnes ressources. À noter que dans les séances de Sex’Plik, nous touchons aussi les enseignants, les accompagnateurs et paires-éducateurs dans des ONG ou encore les entreprises.
La déconstruction du mythe de la sexualité peut-elle redéfinir nos intimités, ou s’agit-il d’une simple utopie culturelle ?
Je pense que c’est déjà en train de se produire, chaque fois qu’un couple apprend à communiquer plutôt qu’à deviner, chaque fois qu’un adolescent comprend le consentement, chaque fois qu’un parent répond calmement à une question au lieu de dire : « Tais-toi ! » Nous redéfinissons notre manière de vivre la sexualité. Ce n’est pas une révolution spectaculaire. C’est une succession de petites conversations qui changent progressivement la culture. C’est aussi pour cela que j’ai commencé la mini-série Ant Nou avec Karol sur les réseaux sociaux où j’aborde différents sujets liés à l’intimité, les relations de couple qui ne visent ni les hommes ni les femmes spécifiquement, et tout cela de manière simple, accessible et parfois avec une touche d’humour. L’objectif n’est pas de donner des leçons, mais de susciter des conversations, de faire réfléchir et de montrer qu’on peut parler d’intimité sans gêne, sans jugement et sans dramatiser. Je crois profondément que plus nous démystifions la sexualité, plus nous permettons aux personnes de construire des relations fondées sur le respect, le consentement, la communication et le bien-être.
Déconstruire les mythes, ce n’est pas renier nos valeurs ou notre culture. C’est offrir à chacun les connaissances nécessaires pour faire des choix éclairés et vivre une vie affective et sexuelle plus saine. C’est ainsi que les mentalités évoluent, une conversation à la fois.
Avez-vous d’autres projets en tête pour 2027 ?
Plusieurs. Mon souhait est que les Sex’Plik Sessions continuent de grandir et touchent encore davantage de parents, d’écoles, de professionnels et de jeunes. Je souhaite également développer davantage d’outils pédagogiques interactifs adaptés au contexte mauricien, afin qu’enseignants, éducateurs et parents puissent continuer les discussions bien après les ateliers.
Je travaille aussi sur de nouveaux contenus numériques pour rendre l’éducation sexuelle plus accessible, plus moderne, et surtout plus proche des réalités que vivent les Mauriciens aujourd’hui. Si je devais résumer mon ambition en une phrase, ce serait celle-ci : faire en sorte que parler de sexualité devienne naturel. Parce qu’au fond, c’est exactement de cela qu’il s’agit.
Propos recueillis par Corinne Maunick
ACCROCHES
« L’objectif n’est pas que les participants repartent choqués. C’est qu’ils repartent mieux informés »
« Si l’on ne parle que des dangers, on laisse de côté tout ce qui permet justement aux jeunes de faire des choix éclairés »
« Une conversation, même maladroite, sera presque toujours plus protectrice que le silence »


