La Creole Speaking Union (CSU) s’est donné un mois pour consulter le maximum de personnes et institutions qu’il faudra afin d’obtenir leur participation et leurs propositions concrètes en termes de contenu et de calendrier de travail en vue de préparer le terrain pour l’introduction du Kreol Repiblik Moris au Parlement.

La démarche de la CSU a fait l’objet d’une résolution adoptée lors d’une réunion spéciale de son conseil d’administration le 17 juillet concernant le lancement d’un projet baptisé Préparation du terrain pour introduire la langue créole au Parlement.

Dans un communiqué diffusé hier, la CSU observe que cette résolution fait suite au débat qui a eu lieu lors de la séance parlementaire du 7 juillet sur la question d’introduction de la langue créole au Parlement. Ce jour-là, le Premier ministre avait insisté sur la nécessité de préparer le terrain en vue de l’aménagement de la langue pour usage parlementaire ainsi que pour l’information et la formation du personnel du Parlement. Il avait également souhaité le développement des équipements techniques et informatiques pour faciliter la correction et la transcription des textes à partir de leur forme orale jusqu’à leur inscription formelle sur le support écrit.

Au lieu de considérer cette question comme un problème techno-politique entre les spécialistes du langage ou informatique d’un côté et les parlementaires de l’autre, la Creole Speaking Union propose d’aborder le sujet comme un projet national. Dans cette perspective, le projet aura pour objectif d’impliquer le maximum de personnes et institutions concernées d’une façon ou d’une autre par le développement, la reconnaissance, ou la promotion de la langue créole en tant que langue nationale mauricienne.