Le chef juge Asraf Caunhye a accueilli 26 nouveaux avocats en Cour suprême hier après-midi. Ces derniers ont prêté serment et entrevoient déjà un avenir prometteur, malgré la pandémie de Covid-19, qui a ralenti leur apprentissage et causé des inconvénients. Les jeunes promus se préparent ainsi à percer dans cette noble profession et à tenter de se faire un nom, malgré le nombre croissant, tous les ans, de nouveaux membres de la profession légale à Maurice.

Le chef juge, dans son discours de bienvenue, a tenu à rappeler les responsabilités qui incombent aux avocats, désormais appelés à servir la justice et à veiller à la sauvegarde des droits humains de tout citoyen. Le chef juge devait également expliquer que cette profession « n’est pas acquise, car vous devez garder en tête que vous n’irez pas loin en vous fiant uniquement à ce que vous avez appris ». Ajoutant : « Vous allez définitivement progresser grâce à votre dur labeur, votre intellect et votre engagement. Aussi, en ayant une bonne maîtrise des complexités de la loi. Il sera aussi de votre devoir de défendre vigoureusement et sans crainte vos clients. »

Le chef juge devait aussi insister sur l’importance de suivre à la lettre le code d’éthique du Barreau, et ce, « dans tous les aspects de votre profession, et pas uniquement dans une salle d’audience ». Ainsi que de ne pas se lancer dans un type de conduite « qui tendra à diminuer la confiance du public et à discréditer la profession légale ».

Les 26 avocats ayat prêté serment hier après-midi sont Ritvik Varaden, Koumarah Sanassee Appadoo, Rashmi Sumbal, Nishita Devi Horill, Marie Dominique Emile Aliphon, Hishaan Muhammad Ibn Hassan Gendoo, Diksha Caussy, Ezra Colimalay, Muhammad Mujaddid Soodhun, Ourvashee Luchoo, Hiteshwar Gunesh, Tanalutchmee Djodee Coopoosamy, Chitranjana Ramdewar, Tanveer Huldarowa, Muhammad Aumeer, Liya Yousrah Namdarkhan, Venusha Autar Hemrazsing, Sonali Doolooa, Shaheen Acktar Cheeroo, Deishiny Anjali Payneeandy, Mohammad Faraaz Khedoo, Mohammad Tahir Niamut, Divesh Sharma Gangadin, Shaiya Beechook, Dave Yanish Cheetoo et Lutchmee Manda Soobrayen.

REACTIONS

Nishita Horill :
« Il y a eu des moments difficiles »
C’est une grande fierté pour moi d’en être arrivé là. Mais aussi pour mes parents, que je remercie, car ils m’ont beaucoup aidé. Je félicite aussi tous les autres avocats qui ont prêté serment. Il y a eu des moments difficiles à cause de la crise sanitaire, mais j’ai pris patience et c’est un soulagement d’avoir pu prêter serment comme avocate. Pour l’instant je travaille déjà à la Law Reform Commission et je verrai plus tard pour exercer vraiment en tant qu’avocate.

Manda Soobrayen :
« Possible de se faire une place »
Je suis très émue. Je remercie mes parents, Dieu, mes Pupil Master, mes Lecturers en Australie et à Maurice… Merci à tous les avocats que j’ai côtoyés et qui m’ont transmis leur savoir. Avec la pandémie, ce n’était pas facile, et il a fallu travailler de la maison et à n’importe quelle heure. On ne pouvait rencontrer nos Pupil Master face à face. Cela a un peu interrompu le “pupillage”. Désormais, je compte me spécialiser plutôt dans la Corporate Law. Il y a beaucoup de compétition, mais je pense qu’il y a de la place pour tout le monde. Je vois qu’il y a des domaines, comme l’IT Law ou la Digital Law, qui restent encore à être explorés et qui pourront créer de nouveaux emplois plus tard.

Muhammad Aumeer :
« Le travail le plus important commence »
C’est un sentiment de fierté qui m’anime. J’attendais avec impatience d’être “Call to the Bar”, vu qu’avec le Covid, la cérémonie avait dû être décalée. Finalement, on a pu être appelé au Barreau mauricien. Le travail le plus important commence maintenant. J’ai terminé mon pupillage assez tôt, en début d’année, et en attendant ma prestation de serment, en septembre, j’ai commencé à travailler dans une firme privée internationale. J’espère que ce sera le début d’une belle aventure, qui rapportera le succès espéré à l’avenir. J’aime dire que dans toutes professions à Maurice, il n’y a pas de pénurie. Nous avons beaucoup de professionnels. Il demeure important d’être rigoureux et de continuer à s’améliorer.

Archaya Beechoock :
« Une longue étape »
Cela a été une longue étape. Pour moi, cela a pris cinq à six ans. Je remercie mes parents, qui se sont sacrifiés pour moi, financièrement et émotionnellement. Il faudra désormais travailler dur pour faire que le public nous fasse confiance et faire en sorte que la profession garde la tête haute. Avec le Covid, j’ai commencé mon pupillage en retard. Avec deux confinements, cela n’a pas été facile. Désormais, je pense me tourner dans la “litigation”. J’envisage d’avoir mon propre bureau prochainement et de travailler à mon propre compte.