Membres actifs et sympathisants du Kolektif Konversasion Solider se sont réunis à Beau-Bassin, hier après-midi, pour réfléchir sur Ki miz an mouvman pou enn nouvo Moris? Des réflexions ont émergé lors de cette asanble solider sur la participation du collectif à la marche citoyenne qu’organise l’opposition samedi prochain. Et à l’issue de l’assemblée pendant laquelle plusieurs personnes dans l’assistance ont pris la parole pour exprimer leurs points de vue, quatre résolutions ont été adoptées, dont trois sur  la manifestation du 13 février à Port-Louis.

Il s’agit, premièrement, de l’organisation d’une conférence populaire dans le contexte de l’indépendance pour débattre autour d’ une nouvelle République et discuter de la nécessité d’une nouvelle manifestation; deuxièmement, de la participation de l’assemblée solidaire de manière indépendante, sans agenda politique à la marche du 13 février tout en lançant un appel à tous les Mauriciens pour y participer; troisièmement, du respect de la non-participation de ceux qui ne souhaitent pas répondre à l’appel de l’opposition et, quatrièmement, de la participation et de l’appel de l’assemblée solidaire à la marche citoyenne qui n’est pas un soutien, une adhésion directe ou indirecte à un des partis de l’opposition.

« Nou pou participe lor baz nou revandikasion. Ena enn lalign ki nou pe traverse ki nou pa kapav permet. Nou bizin met enn nouvo fondasion pou Moris », a lancé Ashok Soubron, un des porte-parole du collectif, à l’assistance où se trouvait l’activiste Bruneau Laurette. Quant à la question de participer ou pas à la marche du 13 février, ceux qui sont intervenus ont émis des avis divergents. « Lorsque Navin Ramgoolam a demandé aux Mauriciens de descendre dans la rue le 13 février, il leur a dit de le faire s’ils sont de vrais patriotes. Mo pa bizin sertifika patriot, mwa! Ils veulent se servir de la crédibilité de notre mouvement à leurs fins », a dit un participant qui ne sera pas à la manifestation du 13 février. Ceux qui répondront présents samedi prochain iront manifester pacifiquement dans la capitale pour garder la mobilisation permanente avec pour objectif  l’arrivée d’un nouveau système politique en faveur du peuple, dans le respect de son environnement global. Virginie Parisot, habitante de Mahébourg, qui s’était beaucoup exprimée sur l’impact social de la marée noire causée par le naufrage du MV Wakashio, veut d’un changement où les jeunes seront partie prenante. « Tous les partis politiques nous ont indistinctement fait des promesses. Cette fois-ci, nous voulons de vraies garanties que les jeunes auront la place qu’ils méritent et qu’ils prendront la relève en politique. Nou met bann-la deor, ki sann-la pou rantre? Okenn dinozor pa pou le met bann zenn dan zot plas », a-t-elle observé.