Lalit : « Gouvernma demisione de so responsabilite divan sekter prive »

« Globalement, le discours sur le budget reflète une démission du gouvernement de sa responsabilité envers le secteur privé ! En ce sens, il s’agit, pour Lalit, d’un non-budget. Primo, il n’existe aucun plan clair concernant la sécurité alimentaire de base. Et ce, alors même que le prix de tous les produits alimentaires augmente en raison des importations.
Au lieu de cela, le discours sur le budget encourage le développement des plantations de canne à sucre et de thé ! Aucune mesure n’est prévue pour contraindre les propriétaires d’établissements à se reconvertir dans la production alimentaire. Lalit soutient qu’une telle reconversion permettrait de commencer à s’attaquer au problème de fond.

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Dans les arguments présentés lors du discours sur le budget, la production alimentaire n’est aucunement liée à la question de la balance des paiements, ni à celle de la création d’emplois pour les travailleurs mauriciens. Là encore, le ministre des Finances insiste sur la nouvelle facilité permettant de faire venir des travailleurs étrangers.

Par conséquent, nous en concluons que, depuis plus de 20 ans, les employeurs et les gouvernements successifs chassent les travailleurs des champs, et maintenant, 20 ans plus tard, zot vinn plore ki « morisien pa oule travay later ! » Quel manque de vision de la part de cette bourgeoisie, de cette oligarchie et de leurs gouvernements successifs !

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Du côté de la pêche également, le discours sur le budget propose toujours des mesures relativement modestes. Aucune annonce n’est faite concernant la création d’une industrie de la pêche comparable à celle des Seychelles, par exemple. Le gouvernement PTr-MMM-ND-RA ne se résoud toujours pas d’obliger les grands capitaux à partager leurs investissements. Pourquoi le gouvernement n’oblige-t-il pas les hôteliers à investir dans la pêche ? Craignent-ils ces patrons autant que l’oligarchie sucrière ? Ou s’agit-il des mêmes capitaux ? Le problème le plus grave, à notre sens, concerne l’énergie. En pleine crise énergétique mondiale – qui ne se résoudra pas de sitôt -, rien ne semble permettre au CEB de produire lui-même davantage d’énergie renouvelable.

Au contraire, c’est le secteur privé qui est sollicité ! Idem pour le secteur de la production en général. Sanse koze prodiksion « manufacturière », sans toutefois préciser son lien avec l’économie. Par exemple, si les capitaux des institutions établies étaient réorientés vers la production de denrées alimentaires de base, cela impliquerait la mise en place d’une industrie « manufacturière » pour la conservation et la transformation de ces produits. Par conséquent, ce manque de souveraineté alimentaire et énergétique engendre une dépendance qui menace gravement notre souveraineté géopolitique.

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Navin Ramgoolam inscrit une nouvelle fois dans le budget Rs 10 milliards, une somme qualifiée de « prix du sang » qui équivaut en réalité à céder la souveraineté sur l’archipel de Chagos, y compris Diego Garcia. Outre l’absence de mesures incitant à la production, aucune mesure ne permet de réduire le type de capital le plus dangereux, qui ne cesse de croître.
Chez Lalit, nous constatons qu’il est dangereux de laisser se poursuivre le pillage par la classe capitaliste qui investit dans la finance, l’assurance, l’immobilier, les jeux de hasard et autres formes de spéculation, et qui gonfle artificiellement quelques « chiffres » inutiles dans la comptabilité publique.

Concernant les pensions de vieillesse, le gouvernement a instauré un système de « ciblage ». Ce « ciblage », qu’il qualifie d’« universel », est absurde. Cibler, c’est cibler. Personne ne touchera sa pension s’il ne prouve pas avoir des revenus mensuels insuffisants. Seuls les 10% les plus riches en seront privés. Facile, non, d’ajouter le montant de la pension à l’impôt sur le revenu ? Mais le plus important, c’est qu’il faut désormais accomplir de nombreuses démarches administratives pour obtenir une pension qui était universelle avant l’indépendance.

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