Dans son discours du Budget 2019-20, en juin 2019, le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, avait annoncé qu’une législation sera introduite pour créer une Land Division au sein de la Cour suprême. Une Land Monitoring Unit et un fonds spécial de Rs 50 millions devaient être institués au ministère du Logement et des Terres à cet effet.

Mais pour Clency Harmon, une des victimes d’expropriation des terres, rien n’a changé depuis.

Il se dit « très insatisfait » des mesures prises par le gouvernement pour traiter du problème de dépossession de terres. « Ce n’était que des promesses. Rien de tout ce qui a été dit ou mis en place ne marche, même la Land Division », déplore-t-il.

Il a réitéré sa demande afin que la Land Division puisse bénéficier de plus de pouvoir, et a lancé un ultimatum au Premier ministre pour une rencontre au plus tôt, afin que les recommandations de la Commission justice et vérité soient mises en application. Au cas contraire, des actions en groupe sont envisagées.

Rappelons que, dans un communiqué, le Conseil des ministres avait fait état du projet de loi de la Land Division, précisant que « l’objet principal de l’amendement à la Courts Act est de mettre sur pied une Division des Terres au sein de la Cour suprême dont la juridiction originale sera d’entendre toute action ayant trait aux terres à l’exception des affaires foncières confiées aux cours de district et des affaires relevant de la juridiction de l’Environnement and Land Use Appeal Tribunal. »