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Le Commissaire de police, Khemraj Servansingh, a décidé de revoir le concept de « Hot spot policing » afin d’améliorer l’efficacité des opérations de la Mauritius Police Force (MPF).

En 2017, le concept de « Hot spot policing » avait été introduit dans la Mauritius Police Force (MPF) en vue d’assurer une présence policière permanente sur le terrain, de répondre rapidement aux urgences et de rassurer les membres du public.

Conformément à ces objectifs, deux policiers à bord d’un véhicule équipé d’un système d’éclairage par gérophone, fonctionnant 24 heures sur 24, étaient placés à un endroit stratégique (hot spot) dans les alentours du poste de police. 72 endroits au total avaient été identifiés.

Le CP prévoit ainsi que les véhicules de police ne devront plus rester immobiles pendant de longues heures et qu’ils doivent plutôt effectuer des patrouilles mobiles dans des zones désignées comme propices à la criminalité et dans d’autres endroits stratégiques.

Toutefois, en fonction de la situation, les véhicules peuvent rester immobiles et les policiers pourraient arrêter et fouiller les véhicules et les personnes suspectes, contrôler les criminels habituels et les personnes sous surveillance policière et effectuer toute autre tâche qui peut être ordonnée par les commandants de division.

A savoir qu’une enquête a récemment été menée pour évaluer l’efficacité du concept de « hot spot policing », à laquelle ont participé tous les commandants de division et autres officiers supérieurs des sept divisions.

Résultat : plus de 90 % des officiers sont d’avis que le concept de Hot spot policing doit être revu et restructuré pour permettre des patrouilles mobiles.

« Le maintien d’un service de police « hot spot » sur une base 27/7 a un impact important sur les ressources et la logistique. Elle peut être mise en œuvre pour un nombre limité d’heures car elle est fructueuse sur une courte période », souligne un communiqué du bureau du CP.

La Police Officers Solidarity Union (POSU) se dit pour sa part soulagée de cette décision. « La POSU, à la suite de plaintes déposées par des officiers de police, s’était opposée au « le hot spot policing » injustifié et inutile. Nous avions exhorté le CP précédent à le supprimer. Cependant, lorsque le nouveau CP est entré en fonction, la POSU lui a fait une demande, avec tous les arguments. Ce dernier a analysé ces arguments et a pris une sage décision en faveur des policiers et de la population », a écrit le président du POSU, Jay Boojhawon, sur sa page Facebook.