Le SP Gangadin, de la Special Cell de la Special Support Unit (SSU), a attiré l’attention sur le Risk of Re-Offending des trafiquants de drogue, remis en liberté conditionnelle. Le haut gradé des Casernes centrales animait un point de presse ce mardi 28 novembre.
Dans certains cas en lien avec le trafic de drogue, la justice considérant que le Risk of Re-Offending n’étant que « mere apprehension« , les accusés obtiennent la liberté conditionnelle, a déploré le SP Gangadin.
Brandissant les dossiers de quelques 1 500 cas en lien avec les trafics, le haut gradé de la police a soutenu que, pour la plupart des cas, les trafiquants récidivent.
Le SP Gangadin a expliqué qu’en cour de justice, la police attire souvent l’attention du magistrat sur le risque de récidive des suspects, qui se voient, malgré tout, accorder la liberté conditionnelle pour quelques temps après « al zwenn ek lot trafikan pe fer fet ».
Citant en exemple l’arrestation d’un trafiquant de drogue présumé la semaine dernière, le SP Gangadin a affirmé avoir épluché le dossier du prévenu, qui avait été en 2006 condamné pour trafic de drogue et en 2021 pour possession de cannabis.
« Trafikan ladrog ena enn patern », a lâché le haut gradé des Casernes centrales.
Le SP Gangadin a toutefois déclaré que « nous ne critiquons pas le judiciaire mais chacun doit prendre ses responsabilités »
Concernant la Rave Party à Triolet, où plusieurs types drogues ont été saisies par la Special Striking Team et plusieurs arrestations ont été effectuées, le SP Gangadin a soutenu qu' »il est faux de dire que la police n’a pas objecté à la liberté conditionnelle des suspects ».
Et d’expliquer que, dimanche, alors que l’accusé principal dans cette affaire a été traduit en cour, la justice lui a accordé la liberté conditionnelle n’envisageant pas de Risk Of Re-Offending.
« Kan Main Accused dan enn case gagn kosion, li normal ki lezot sispe pou gagn kosion », a établi le SP.

