Bâtiment du ministère du Travail

La direction de Belshaf Ltd voulait fermer le New Concept College à Port-Louis en raison des retombées du Covid-19. Mais la tâche s’est avérée être complexe devant le Redundancy Board (RB).

Mis sur pied en 2017, ce collège payant offre actuellement des cours aux élèves du secondaire. En 2019, le collège comptait 128 élèves, et à la fin de la même année, il n’en restait que 60. En janvier 2020, la population estudiantine est passée à 132. Mais en raison du Covid-19, il est passé à 74 pour l’année académique qui prend fin à avril 2021.

Selon le directeur de Belshaf Ltd, dans une lettre adressée au RB, le Covid-19 « a compliqué les choses et beaucoup de parents sont incapables de payer les frais d’examen ou ont décidé de transférer leurs enfants dans une autre institution scolaire ». Depuis mars 2021, la compagne opère à perte, soutient la direction du collège et c’est pourquoi elle avait décidé de le fermer. Elle devait faire ressortir par la même occasion que le collège emploie actuellement cinq personnes sur une base permanente alors que le reste travaille sous contrat. Pour d’autres, le contrat a expiré en mars 2021.

Lors de l’appel de l’affaire, vendredi dernier, l’homme de loi de la compagnie a fait savoir que cette affaire ne devait pas être entendue devant le RB car la compagnie emploie moins de 15 personnes. Cette déclaration devait être vivement critiquée par un des cinq employés présents. Selon elle, la compagnie emploie plus de 15 personnes.

Face à cette remarque, la direction a répondu qu’il faut faire une distinction entre les employés permanents et ceux travaillant sous contrat. Mais le président du RB, Rashid Hossen, ne voit pas les choses de cette manière. Pour lui, un travailleur permanent ou un travailleur sous contrat ou à temps partiel a des droits sous la Workers’ Rights Act. Une des cinq employés devait alors intervenir pour dire que la direction n’a pas le droit de les mettre à la porte car la Workers Rights Act a été amendée pour dire que le gouvernement n’autorise pas le licenciement des employés jusqu’à décembre 2021. Elle devait citer un extrait de l’article 72 de la Workers Rights Act qui a été amendée.

Face à cette remarque, le président du RB, Rashid Hossen, devait souligner que si la compagnie va de l’avant avec le licenciement de ses employés, elle aura à les payer trois mois de salaire par année de service. Après consultation avec son homme de loi, le directeur de la compagnie a finalement opté pour la proposition du président du RB, Rashid Hossen, soit de reprendre ses cinq employés et de ne pas procéder à la fermeture du collège.

Le président du RB a aussi demandé à la direction d’écrire une lettre à ces employés pour faire savoir que leur emploi n’est pas terminé. La direction a accepté cette demande et a décidé de retirer cette affaire devant le RB.