Dans le combat contre la consommation et l’abus de toutes sortes de drogue, l’Assemblée régionale de Rodrigues a décidé de prendre le taureau par les cornes. Un plan d’action pour la lutte contre la drogue a été lancé à Port-Mathurin par la Commission de la jeunesse et des sports. Cela, en présence de plusieurs parties prenantes.

Pour la commissaire Rose De Lima Edouard Ravina, ce document est très important, dans la mesure où il permet de mettre le doigt sur le problème. Il s’agit, selon elle, d’un guide pour tous les partenaires engagés dans la lutte contre la drogue, la consommation de l’alcool et de la cigarette à Rodrigues. Elle souligne que c’est un sujet que tient très à cœur le chef commissaire Serge Clair.

« Depuis 2012, le chef commissaire a émis un souhait pour faire en sorte que Rodrigues soit libérée des fléaux et des maux qui fragilisent la population, ainsi que les jeunes et les familles, dans différents secteurs de la vie. L’alcool, la drogue et la cigarette constituent quelques-uns de ces fléaux. Et en 2015, il y a eu la volonté d’instituer un comité pour travailler sur ce dossier en mettant l’accent sur la prévention. Je préside ce comité et nous travaillons sur la prévention et la réhabilitation, tout comme l’application des lois », dit-elle. Et d’estimer qu’il faut une harmonie entre tous les acteurs concernés par cette lutte autour d’une même table afin que le combat aboutisse. Elle poursuit qu’il importe d’éviter des actions redondantes afin que les résultats soient plus probants. « Ce comité doit faire un travail en commun avec un seul objectif, celui de toucher un plus grand nombre de personnes. Dans le programme ‘Youth on the Move’, nous avons ciblé plus de 1 000 jeunes et c’était très encourageant. Aujourd’hui, il faut un travail de sensibilisation pour plus de visibilité, d’information et de communication », soutient Rose De Lima Edouard Ravina.

Et de laisser entendre qu’un plan d’action est de mise afin d’atteindre les objectifs fixés. Pour elle, c’est le combat de tout le monde car chacun doit se sentir concerné et responsable. « Nous sommes tous vulnérables et nous sommes tous sujets à la possibilité qu’un de nos proches en soit victime. Donc, cela doit être un combat personnel également. Et qui dit plan d’action dit également suivi et monitoring. Car à un moment ou à un autre, nous devons tous faire un ‘self-appraisal’, l’évaluation personnelle de ce que nous avons accompli et de ce que nous devons encore accomplir. Il faut voir ce que nous avons réalisé de bien et de moins bien pour pouvoir améliorer et consolider », affirme la commissaire.

Elle dit prendre note que la drogue dure n’est pas une urgence à Rodrigues, tout en indiquant qu’il faut faire en sorte qu’elle ne devienne pas une réalité. Car, affirme-t-elle, dans d’autres pays, la drogue dure et synthétique fait des ravages parmi les jeunes dans villes et villages. Des dégâts irréversibles qui débouchent sur des maux de société. Elle prône donc des actions solides fondées sur des résultats concrets afin de protéger la société. Elle a remercié tous ceux engagés dans cette lutte. « C’est pourquoi nous tenons à promouvoir la santé physique, émotionnelle et psychologique des jeunes à travers plusieurs programmes d’activités. Nous voulons que la famille demeure la base solide qui prépare un jeune pour affronter l’avenir à travers un mode de vie sain », indique Rose De Lima Edouard Ravina. Elle garde espoir que ce plan d’action débouchera sur des aspects positifs. La commissaire exhorte tous les partenaires à rester mobilisés dans un esprit ‘solution-oriented’. « Ce rapport vise à apporter des solutions pour la bonne santé de notre société », a-t-elle conclu.

Par ailleurs, il nous revient que plusieurs plants de gandia ont été déracinés sur le toit d’un bâtiment du collège Le Chou la semaine dernière. L’heure est assez préoccupante, si on peut dire. Car, ce n’est un secret pour personne : la drogue a fait son entrée au sein des établissements scolaires depuis un certain temps déjà.