Branchages et troncs de filaos s’amoncelant sur une centaine de mètres, et transformant l’aspect de cette partie de la plage se situant en face du cimetière de Flic-en-Flac… C’est un spectacle triste et peu habituel qu’ont pu découvrir ceux qui empruntent la route côtière depuis mardi matin.

L’abattage des filaos dans le cadre des projets de réhabilitation et de reboisement des zones côtières (plages publiques du Morne et de Flic-en-Flac) a démarré en août 2020. L’initiative a pour effet de freiner l’érosion.

Selon un communiqué émis le 11 août 2020 par le ministère de l’Environnement, de la gestion des déchets et du changement climatique, le projet prévoit de remplacer les Casuarinas (filaos) par des arbres endémiques sur les premiers 30m de la ligne de la marée haute et sur une longueur de 200m. Ainsi, nous pouvons lire que “les Casuarinas sont des arbres exotiques qui ne sont pas adaptés à nos plages, car ils ne retiennent pas le sable. Ils contribuent ainsi à leur érosion”.

A certains endroits sur la côte ouest, on assiste à une accélération de l’érosion. Comme au Morne et à La Prairie, où des arbres ont été déracinés par le déferlement et où des gabions ont été installés pour lutter contre l’érosion. A Maurice, l’érosion des plages pourrait avoir des conséquences économiques négatives puisqu’elle diminue l’attrait touristique.

Le projet de réhabilitation qui est mis en oeuvre en collaboration avec le service forestier, s’étalera sur une période de 2 ans, soit jusqu’à 2022, durant laquelle les nouvelles plantations d’arbres endémiques seront clôturées sur une zone de 200m de long et de 15m de large. Le public pourra accéder à la mer sur chaque 50m.