Fabrice Darga, 34 ans et père de deux enfants habitant Résidence La-Chaux, Mahébourg, a vu sa maison, où il vivait avec sa mère et sa grand-mère, se faire ravager par les flammes le 3 février.
« L’incendie a éclaté dans une vieille maison, qui contenait de l’amiante, occupée notamment par ma tante. Dife finn propaze kot mwa dan mo lakaz an beton. J’ai été pris de panique par les cris de ma grand-mère et ma tante », raconte Fabrice.
L’origine du sinistre serait un court-circuit, provoqué par les grosses averses accompagnant le cyclone Batsirai. Ce n’est qu’ensuite que l’incendie se serait propagé dans sa maison.
« J’ai perdu des meubles, des vêtements, des appareils électroménagers… » explique-t-il. Ses deux enfants se trouvaient alors au domicile d’une proche, à Curepipe, où ils sont d’ailleurs toujours. « Fort heureusement », précise ainsi Fabrice, responsable de maintenance au sein d’une compagnie privée, tout en soutenant avoir déjà approché la NHDC en vue de reconstruire sa maison.
Des officiers du ministère de l’Environnement et de la Santé sont par ailleurs venus chez lui, à Résidence La-Chaux, pour un constat de la situation. « Zot dir mwa pa tous narien, zot pou vinn retire e anlev tou lamiant. Me ziska zordi pa finn trouv personn », explique Fabrice au Mauricien. Ses voisins, eux, tout en compatissant, regrettent toutefois la mauvaise odeur qui émane de sa maison. « C’est une odeur de nourriture avariée. Qui pourrit probablement dans le réfrigérateur. On se demande combien de temps nous allons encore devoir supporter ça ! » disent des voisins.
Rajini Lallah, membre de Lalit et du Lalit Joint Asbestos Committee, rappelle que ce dernier comité avait fait une demande écrite en 2020 et 2021 au gouvernement pour retirer l’amiante des maisons, mais aussi pour remplacer ces dernières. « Pa ti ena nanier ni dan bidze 2020, ni dan bidze 2021. Ce qui explique que des familles qui n’ont pas les moyens de reconstruire leur maison, et qui ont connu deux lockdown 24/24 dans ces maisons à l’amiante, habitent toujours dan lakaz toxik ziska ler », dit-il encore.

