La présence des marchands ambulants, convertis en marchands de légumes, agace de plus en plus les maraîchers du marché central, en dépit de leurs plaintes auprès de la municipalité de Port-Louis. Hier, ils ont organisé une manifestation symbolique pour dénoncer cette situation. Ils demandent aux autorités de réagir et de faire respecter l’ordre de la Cour suprême, interdisant aux marchands ambulants d’opérer dans un rayon de 500 mètres du marché central.

Un groupe de maraîchers s’est rassemblé à l’entrée du marché central hier pour alerter l’opinion sur leur situation. Ils expliquent que, depuis le confinement, des marchands de légumes opèrent à divers endroits de la capitale et autour du marché central. « Les marchands ambulants ont été convertis en marchands de légumes. Ils sont autour du marché de 6h à 18h. C’est une situation qui nous cause préjudice, car nous payons un étal au marché central. Qui plus est, il y a un ordre de la Cour Suprême qui n’est pas respecté. Nous demandons aux autorités d’agir », dit Davyssen Kuppusamy, porte-parole du groupe.

Il ajoute que depuis le déconfinement, la vente a baissé drastiquement. Les maraîchers mettent en cause la présence des marchands ambulants et l’absence de vigilance des autorités concernées. « Il y a des légumes partout. Même des petits magasins, des fleuristes, même la station d’essence, sont en train de vendre de légumes. Ici, on nous impose un protocole, mais ailleurs, ce n’est pas respecté. » Les maraîchers mettent en garde : si la situation n’évolue pas, la prochaine fois, ils descendront en masse dans la rue. Si au début ils ont eu des consultations avec le lord-maire, Mahfooz Moussa Cadersaïb, ils regrettent que, depuis, on n’ait plus vu ce dernier au marché central. « Personne ne s’intéresse à notre situation. Il y a un laisser-aller. Nous demandons que les inspecteurs fassent leur travail. »

Les maraîchers ont également le soutien de Raj Appadu, du front commun des commerçants. Ce dernier invite également les autorités à faire respecter l’ordre de la Cour suprême afin que les maraîchers puissent faire leur travail.