Venus des quatre coins de l’île dont Rivière-du Rempart, Baie-du-Tombeau, Curepipe, Mahebourg entre autres, ils ont réclamé à tue-tête la démission du gouvernement Jugnauth.

Mais pas que. Outre les « Jugnauth to plas dan prizon », des « Jugnauth, Ramgoolam, Berenger, Duval deor » étaient aussi inscrits sur les nombreuses pancartes brandies par la foule en marche, ce samedi 13 février à Port-Louis.

Malgré la chaleur, jeunes et vieux ont fait le déplacement aujourd’hui dans la capitale pour soutenir l’Opposition dans sa démarche ou encore simplement exprimer leur ras-le-bol quant aux différents scandales qui ont défrayé l’actualité ces derniers mois.

À 14h, munis du drapeau national, de pancartes, de vuvuzelas et de tambours, les manifestants se sont mis en marche le long de la rue Pope Hennessy, soit depuis la Cathédrale St Louis jusqu’à l’hôtel du gouvernement. Un itinéraire pendant lequel la foule scandait à gorge déployé différents termes pour réclamer la démission du gouvernement en place.

À savoir qu’une heure avant que la marche ne débute, certains s’étaient massés sur le parvis de l’église pour la préparation de pancartes sous l’oeil attentif de policiers en civil.

Pour éviter tout débordement, des policiers et des barrages de sécurité ont été placés à des endroits stratégiques.

Interrogé sur sa présence un père de famille avec son bébé dans les bras dira – « tro boucou skandal. Nou nepli kapav ek sa ». Un groupe de Bangladais opérant dans une usine de plastique étaient également présents lors de cette marche. D’ailleurs, un de leurs responsables exprimera sa colère contre le ministre de l’Environnement, Kavi Ramano.

Arvin Boolell, Paul Bérenger et sa fille Joanna, Nando Bodha l’ancien ministre des Affaires étrangères, Fabrice David, Xavier Duval, Navin Ramgoolam, Roshi Badhain et Bruneau Laurette entre autres ont été aperçus dans la foule. Ces derniers devant rejoindre un podium dressé plus loin devant l’hôtel du gouvernement où à 15h30, le leader de l’Opposition et Bruneau Laurette ont pris la parole.

Pour l’activiste Bruneau Laurette, « li tro fasil pou dir mo step down mo ale, mo kontin tous pension. Bann ki kokin kokin kokin, bizin met zot dan prizon ». Prenant pour exemple un voleur de letchi emprisonné le même jour, il parle de d’injustice face à ceux qui sont en costume. Il réclame aussi la démission de l’ACP Jangi.

Bruneau Laurette a déclaré à la foule qu’il n’a rien à gagner avec ce combat. « Se enn komba avek sitoyen pou sitoyen ! nou pa pey kriminel pou al dan parlman nou ! Nou pa pey voler pou al dan parlman nou ! nou pey dimounn pou al defann nou laba ! », scande-t-il.

Après l’activiste Bruneau Laurette, Arvin Boolell a plaidé pour « des valeurs républicaines et la méritocratie ». Une île Maurice égale pour tous, a-t-il ajouté. « Aujourd’hui nous somme devant le temple de la démocratie. Mais le gouvernement l’empêche de fonctionner. Est-ce que le parlement peut être fermé depuis trois mois? »

 

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