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Se dire “oui” pour la vie… oui, mais non. Avec les nouvelles mesures imposées par le gouvernement, seuls les mariages civils seront autorisés. Les mariages religieux devront donc attendre, et les amoureux devront faire preuve de patience avant de se passer la bague au doigt, devant les proches et amis.

Priscille Brasse est Floral et Event Stylist et la gérante de Kekoa, spécialisée en décoration florale pour mariages et autres événements. Elle nous confie que ce deuxième confinement est un deuxième coup dur pour elle et pour ceux de ce secteur. “Ce second lockdown est très pénible, surtout que cette fois, pas de WAP et avec les autres restrictions, pas de mariages, etc., c’est dur”, dit-elle. Néanmoins, elle garde le moral et continue à travailler de chez elle. “Oui, je travaille de chez moi, pour l’instant je ne travaille que sur les devis et j’ai aussi commencé à avoir des demandes pour 2022. Donc, je travaille dessus pour l’instant”, dit-elle.

Elle nous confie qu’heureusement ces mariages sont prévus pour juin et qu’à son niveau, il n’y a pas encore d’annulation de mariages, mais que d’autres événements ont dû être annulés comme une première communion qui devait avoir lieu le 10 avril. “Du coup, on ne sait toujours pas si cela a été reporté pour les mois à venir”, ajoute-t-elle. Aussi, elle nous explique qu’en plus de l’interdiction de célébrer les mariages ou autres, il y a aussi des problèmes pour ce qui est de l’importation des fleurs. “J’ai beaucoup de clients qui me demandent les fleurs qui ne sont pas disponibles à Maurice et avec les vols annulés et les frontières fermées, malheureusement nous n’avons pas toutes les fleurs importées et nous sommes très limités avec les fleurs ici à Maurice.”

Par ailleurs, Priscille Brasse nous explique que le business avait repris lentement mais sûrement depuis le premier confinement, même si “les gens font attention aux dépenses”. Elle ajoute que “les corporate events même il n’y en a presque pas”. En effet, cela coûte beaucoup d’organiser un mariage, si l’on doit compter la salle, le catering, la robe de mariée, et la décoration, la barre des Rs 100 000 est largement dépassée. Priscille Brasse souhaite passer un message aux jeunes couples qui avaient déjà tout prévu : “Je tiens à dire aux couples de ne pas désespérer, au contraire si le mariage est renvoyé, cela leur donne encore plus de temps à sa préparation, et qui sait, peut-être qu’ils voudront de nouvelles choses (deco, etc) ou changeront d’avis sur le style qu’ils veulent, car le monde floral change tellement.”