Ils sont une quarantaine de riverains de l’avenue Sivananda à Curepipe à contester le montant de la compensation proposé par le ministère des Terres et du Logement dans le cadre de l’acquisition obligatoire de leurs terrains pour la phase II de Metro-Express. Selon les informations disponibles, le ministère opte pour Rs 20 000 la toise. Mais les habitants estiment qu’ils méritent « bien plus pour diverses raisons », notamment la dépréciation de leur terrain. Les habitants concernés comptent faire appel de cette décision.
Les habitants de l’avenue Sivananda, où de gros travaux de la deuxième phase de Metro Express sont en cours, ont eu une rencontre avec des responsables du ministère des Terres et du Logement cette semaine. Ils devaient, entre autres, discuter de la compensation qu’ils toucheront en échange de l’acquisition obligatoire des terrains dans le contexte de la deuxième phase du projet Metro Express à Curepipe.

« Le ministère nous propose une offre de Rs 20 000 par toise. Une quarantaine de familles habitant sur l’avenue Sivananda sont concernées et les montants de la compensation varient selon la superficie du terrain qu’elles occupent. Les officiers du ministère nous ont fait comprendre que nous avons deux choix, soit nous acceptons leur offre, soit nous contestons l’offre. Pour cela, il faudra faire appel à l’Assessment Review Committee (ARC). Nous devons ensuite proposer le montant que nous attendons », avancent des habitants de l’avenue Sivananda.

Ces derniers font ressortir qu’ils ont tous contesté le montant de la compensation car ils méritent encore plus. « Nous projetons de venir avec une nouvelle réclamation car nous estimons que le montant de la compensation ne suffit pas. Certes, le gouvernement nous paiera pour l’acquisition de notre terrain, mais nous subirons d’autres dommages que le gouvernement devra payer également. Nos terrains avaient une grande valeur mais ils seront dépréciés avec l’avènement du Metro Express. Nous ne pourrons pas faire de développement sur ces terrains. De plus, les travaux du Metro Express s’étaleront sur plusieurs mois et ils vont nous causer beaucoup d’inconvénients. Une route sera construite à seulement quelques mètres de nos maisons et donc, nous ne serons plus dans un quartier tranquille. L’État doit nous compenser pour tous ces dommages causés », affirment les habitants.

Selon des sources dignes de foi, les officiers du ministère rencontrent individuellement chaque famille pour « négocier ». Mais aucune d’entre elle n’a accepté le montant de la compensation proposée à ce jour. Une deuxième rencontre est prévue avec les habitants, notamment pour les convaincre et prendre connaissance de leur décision. « Il n’y aura plus de négociation. Notre décision est finale. Nous allons contester cette offre car nous méritons beaucoup plus. Reste à savoir ce que l’Etat a dans son agenda », indiquent les habitants.