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Les habitants de rue Coriolis, à Belle-Rose, vivent un calvaire tous les soirs. Les travaux effectués par Larsen & Toubro, pour le compte de Metro Express, sont « si bruyants » qu’ils arrivent difficilement à dormir. Ils craignent aussi que les maisons, jouxtant les rails, subissent les effets de ces travaux. L’espace très étroit entre leurs maisons et les trams, qui passeront, se présente aussi comme « un danger », dans l’éventualité d’un incendie.

À la fin de cette rue, plusieurs travailleurs étrangers s’affairaient à l’installation des rails sous un soleil de plomb. Mais le travail s’effectue tranquillement. « Cette tranquillité ne dure pas longtemps. C’est à partir de 23h que les travaux prennent de l’ampleur. Les bruits sont si forts que nous n’arrivons pas à dormir. Nous ne pouvons plus continuer ainsi », explique Lindsay Marion, responsable de Political Junction habitant rue Coriolis. Il avance que son fils est épileptique et dépend de médicaments. Les bruits, selon le père, le rendent encore plus malade. « Je suis allé faire deux dépositions à la police. Je ne demande pas de cesser le travail, mais il faut nous respecter », dit-il. Sur le passage des trains, des maisons se trouvant à droite semblent aussi être exposées aux dangers. Montrant un trottoir assez étroit, l’habitant de Belle-Rose avance que les gens auront « beaucoup de difficultés à marcher ». Il ajoute : « On voulait planter sur cet espace, mais on a pu les en empêcher. »
Un autre habitant, qui a souhaité conserver son identité, avance que le bruit des travaux le dérange chaque soir. « Des fissures sont observées dans ma maison », dit-il. Une autre habitante, dont la maison est séparée, par un trottoir, d’une plateforme construite pour le passage des piétons, se trouve aussi en difficultés à cause des travaux. Lindsay Marion se demande comme les sapeurs-pompiers interviendront dans l’éventualité d’un feu. « Il semble que cet aspect n’a pas été pris en compte », déplore-t-il, se demandant également si le projet respecte les normes, étant donné la proximité du passage des trains et des maisons. Il ne veut pas voir encore un mort comme c’était le cas à Beau-Bassin. Il avance également que la route, par laquelle passera le train, est utilisée par les pèlerins qui sortent de Grand-Bassin, et aussi par des enfants d’écoles primaires.

Une septuagénaire, qui dort chez sa fille le soir, soutient qu’elle ne connaît pas ces bruits. Par contre, elle pourra voir les trains passer juste en ouvrant son petit portail. Si elle ne craint pas le passage des trains devant sa maison, elle demande quand même que les autorités concernées puissent installer des marches convenables pour qu’elle puisse facilement sortir de sa maison. Elle avance de même avoir dû trouver du béton pour installer des marches. La demande des habitants est que des discussions soient tenues avec les autorités pour ces travaux. « Nous ne sommes pas contre le projet, mais il faut qu’on discute avec nous avant qu’on entame les travaux », disent-ils.