Plusieurs familles de l’Avenue de Coriolis à Quatre-Bornes se disent convaincues que les travaux effectués actuellement à la rue Victoria  par Larsen&Toubro pour le passage du Metro Express ont causé des dommages à leurs maisons. Depuis quelques mois maintenant, des fissures, assurent-elles, ont apparu sur des murs intérieurs et extérieurs ainsi qu’au plafond de leurs résidences.

Celles-ci se trouvent à moins de 20 mètres de l’ancienne promenade Gérard Bruneau. Sur place, les familles rencontrées affirment que les vibrations provoquées pendant les gros travaux, à tout moment de la journée, sont à l’origine de ces fissures. Tout en montrant les parties dans différentes pièces qu’elles disent avoir été endommagées, les familles expliquent qu’elles ont informé Larsen&Toubro de la situation.

“Des préposés de la compagnie ont visité nos maisons. Suite à leur constat, ils ont conclu que les fissures ne sont pas dues aux travaux, ce que nous contestons”, déplorent les riverains rencontrés. “On nous a dit que les fissures datent d’avant les travaux!”, commente un des riverains. Selon lui, les traces de moisissure autour de la fissure au plafond de sa cuisine et le “stalactite” qui a été formé découlent de l’infiltration d’eau, depuis peu de temps seulement. “J’ai contracté un credit pour financer l’achat de ma maison et que je rembourse toujours”, se désole l’homme. Son voisin direct, qui ne serait pas éligible à un remboursement en cas de dommages puisque sa maison est située en dehors des périmètres prescrits par Larsen&Toubro, se dit amer. “J’ai construit ma maison il n’y a que dix ans. Quelques années plus tard, j’ai ajouté un étage. Non seulement je ne serai pas dédommagé, mais on vient me dire que ce ne sont pas les vibrations qui ont abîmé ma maison… qui est encore neuve!”, dit-il en indiquant une fissure bien marquée au dessus de sa machine à laver.

Contactée, la responsable de communication de Larsen&Toubro, Nausheen Aullybux, confirme les visites et constats effectués par  une équipe d’ingénieurs de la compagnie chez les riverains de l’Avenue de Coriolis. Toutefois, dit-elle, “l’enquête sur l’état des maisons a établi que les fissures sont antérieures aux travaux et qu’elles relèvent des conditions mêmes des bâtiments. Dans une des maisons, c’est l’humidité qui a fragilisé la structure et provoqué une fissure. Qui plus est, au moment où les  plaintes ont été faites, il n’y avait pas de gros travaux dans le secteur.” Nausheen Aullybux précise que Larsen&Toubro aurait dédommagé les familles et assumé ses responsabilités si les fissures à l’Avenue de Coriolis résultaient des vibrations. “Nous avons accepté d’encourir les frais de réparation après l’apparition de fissures dans le mur d’une maison qui donne sur la rue Victoria”, ajoute cette dernière.

Du côté des riverains de l’Avenue de Coriolis, ils maintiennent leurs doléances et affirment ressentir les vibrations pendant les travaux, subir les poussières, les bruits, et parlent aussi d’insécurité dans le quartier.