Photos : Zubeïr Hussenboccus

Que faire des véhicules accidentés tombant dans la catégorie “Total loss” ? Le ministère de l’Environnement a pensé à ce problème, car les véhicules qui ont fait leur temps ou qui ont été écrabouillés lors des accidents de la route représentent un “eye-sore”. De plus, les lieux, où se trouvent ces véhicules, deviennent favorables à la prolifération de moustiques, vecteurs de maladies désormais connues telles la malaria, le chikungunya et la dingue.
En sus de cela, il a été noté que des véhicules vétustés sont parfois laissés en bordure de routes et cela peut occasionner des accidents de la route. Une étude, réalisée en 2019 par 12 collectivités locales à travers le pays, révèle qu’environ 863 véhicules avaient été laissés en bordure de routes et dans des lieux publics ou laissés à l’abandon dans des terrains vagues. Il a aussi été noté que des véhicules accidentés dans la catégorie de “Total loss” sont parfois retapés et mis à nouveau sur les routes. « Cela peut causer un tort à la sécurité routière », indique-t-on.

Le ministère de l’Environnement dit aussi constater qu’il y a des ateliers mécaniques illégaux dans le pays qui disposent des pièces de recharge qui ont fait leur temps. Cela représente aussi « un danger » pour les usagers de la route. « Furthermore, many dealers in spare parts from end-of-life vehicles operate illegally without de-polluting the vehicles. This can become a serious threat to the environment and road safety if not properly managed. There is currently no official disposal site or management system for scrap vehicles in Mauritius and considering that dumping of scrap vehicles represents an eyesore and harbour mosquitoes which can be the vector for diseases like malaria, chikungunya, dengue that can seriously affect public health, a sustainable solution to this issue of scrap vehicles is thus fundamental », lit-on dans le document du ministère de l’Environnement.

Le document stipule également qu’il y a une « anomalie » dans la loi à propos de l’usage des véhicules accidents. « The seriously damaged motor vehicles which are considered structural Total Loss should have their original registration books surrendered by the Insurances (owner to National Transport Authority for deregistration/writing off and thereafter be disposed as scrap vehicles). In the absence of Total Loss Regulations in the Road Traffic Act, the vehicles instead are clumsily repaired thus representing a potential danger for road users if put back on public roads », note-t-on dans le document. C’est la raison pour laquelle il faut un lieu pour mettre sur pied un dépôt de véhicules accidentés. « It is thus being proposed to set-up a scrapyard in Mauritius for the de-pollution, dismantling and recycling of end-of-life/Structural Total Loss vehicles and provide suitable storage areas for the recyclable materials », souligne-t-on dans ce même document.
Le ministère de l’Environnement a ainsi décidé d’avoir recours à une firme de consultant en vue d’effectuer une étude sur le nombre de véhicules importés et leur longévité. Il demandera aussi de proposer la mise sur pied d’une autorité compétente pour évaluer la qualité des véhicules accidentés au lieu de laisser cette tâche aux Motor Surveyors des compagnies d’assurances.

La firme de consultant aura aussi pour tâche de faire une prévision sur la flotte de véhicules que disposera le pays dans les 15 années à venir. Elle sera aussi sollicitée pour analyser les règlements qui sont actuellement en vigueur pour les véhicules. La firme devra ainsi « carry out an in-depth and critical analysis of the current situation of collection and disposal of scrap vehicles in Mauritius including, but not limited to, the different operators involved in the business of scrap vehicles and the economic, environmental and social aspects associated therein, the quantities and market value of the components recovered or recycled from scrap vehicules ».