Le Mauritius Institute for Training and Development (MITD) fonctionne actuellement avec plus de 30% du personnel en moins. Ce manque suscite donc « de gros problèmes » dans le fonctionnement de cette organisation et la crédibilité de la MITD est exposée au danger. D’ailleurs, la magouille autour d’un papier d’examen pour les étudiants de la NC4, en formation aux métiers de l’électrique, découle de ce manque de personnel. Les syndicalistes demandent aux autorités concernées de réagir au plus vite, avant que la situation ne dégénère davantage.

La situation à la MITD empire de jour en jour, selon des sources. Aucune disposition n’a été prise jusqu’ici pour remplacer les membres du personnel partis à la retraite. À ce jour, de nombreux postes sont restés vacants. Selon nos sources, la MITD fonctionnement actuellement avec 30% du personnel en moins. « Depuis plus d’un an, nous avons évoqué l’importance de recruter du personnel à la MITD, mais aucune réaction à ce jour. Le poste du directeur est resté vacant jusqu’à ce que le Deputy Director, Sayadaly Maudarbocus, a été appelé à assumer l’intérim du directeur. Deux autres ont été promus aux postes de deputy director, à savoir Maheshwar Coylas au département “training”, et Damyantee Jissurey au département “corporate”. Nous avons aussi déploré un manque au niveau des formateurs et de MHO. D’ailleurs, nous avons adressé une lettre au Permanent Secretary du ministère du Travail pour lui faire parvenir des problèmes que nous rencontrons au quotidien en raison de ce manque de personnel. Par la même occasion, nous lui avons demandé de publier des annonces pour le recrutement d’un directeur », affirment nos sources.

« Récemment, des problèmes ont été signalés au sujet d’un papier d’examens pour les étudiants de la NC4, en formation aux métiers de l’électrique en première année. Il fallait s’y attendre, car il y a un manque de personnel et de techniciens à l’Assessment of Certification Division, dont le rôle est justement d’assurer un suivi des examens », font-elles ressortir. Nos sources indiquent que la situation est « critique » à la MITD et qu’il est urgent que les autorités concernées prennent les choses en main avant que cette organisation ne perde toute sa crédibilité.

Nos sources à la MITD estiment que le ministère de l’Éducation « a pris le personnel en otage », car il n’y a eu aucun développement par rapport à la scission de la MITD. « La scission de la MITD a été évoquée il y a un an. Jusqu’ici, tous les membres du personnel de l’organisation ainsi que les étudiants planent toujours dans le flou. En novembre dernier, les ministères concernés nous ont rassurés que le projet de loi sera présenté au Parlement en décembre dernier et, à partir de là, des développements seront attendus. Mais le projet de loi n’a jamais été présenté. Nous attendons toujours des éclaircissements des assurances autour de la scission de la MITD car c’est notre emploi qui est en jeu », affirment nos sources.

Trois lettres ont été déposées par les syndicats à la MITD l’année dernière, notamment au ministère de l’Éducation, au ministère du Tourisme ainsi qu’au ministère du Travail pour réclamer une rencontre avec les ministres concernés. Mais les syndicalistes sont toujours en attente d’une réponse. « Si nous insistons pour rencontrer les ministres c’est parce que nous craignons une perte d’emploi après la scission de l’organisation. D’ailleurs, c’est une des raisons pour laquelle nous nous opposons à la scission de la MITD », expliquent nos sources.