Bâtiment du ministère du Travail

La Fédération des Travailleurs Unis (FTU) a alerté le ministère du Travail sur des cas considérés « abusifs » survenus pendant le confinement. Des employés, habitant en zone rouge n’ayant pu se rendre au travail, ont vu leurs Annual Leaves’ déduits. Or, le syndicat maintient que les plaignants n’avaient pu obtenir de Special Work Access Permit (WAP) pour quitter la zone rouge.

Il s’agit d’un nouveau bras de fer opposant la FTU à la direction d’Innodis. La fédération, qui représente la Cold Storage Workers Union, demande l’intervention du ministre du Travail, Soodesh Callichurn, sur le cas des employés de la compagnie résidant à Highlands. Atma Shanto note que « le Management a pris la décision unilatérale de réduire les Annual Leaves de ces travailleurs. C’est inacceptable. » De plus, déplore-t-il, tous les employés de la compagnie ne percevront pas de Risk Allowance. « Presently, according to our information, only those performing work in vans have been paid a risk allowance whereas others have been completely ignored and according to the employer they are not risky workers, which is unacceptable », di-t-il dans la correspondance.
Il demande ainsi au ministre Callichurn d’intervenir en vertu de l’article 5 de la Workers Rights Act 2019. Celle-ci stipule en effet qu’il « ne faut pas y avoir de discrimination entre les travailleurs ».

Rappelons également que ce n’est pas le premier conflit opposant la fédération à la même compagnie. L’année dernière, c’est la Farm Workers Union qui avait alerté le ministère pour le non-respect des nouvelles conditions de travail pour ceux affectés au gardiennage. Le ministère a même émis un ordre, demandant à la compagnie d’appliquer ces nouveaux règlements. Toutefois, le management a porté l’affaire en Cour, arguant que les nouvelles conditions s’appliquent uniquement aux compagnies engagées dans la sécurité. Or, soutient Innodis, ses activités concernent l’élevage de volailles et les gardiens sont engagés pour cela. « Ils ne peuvent donc pas être considérés comme des agents de sécurité », a fait valoir la compagnie.

Renvoyé pour non-respect du protocole sanitaire

C’est un cas qui risque de faire grand bruit dans les jours à venir. Une compagnie, très en vue dans le Sud, a renvoyé un de ses employés en plein confinement. La raison évoquée est qu’il « n’a pas respecté le protocole sanitaire ».

En fait, l’employé en question avait assisté aux funérailles d’un proche et il a été rapporté à la compagnie qu’il y avait une personne testée positive à la COVID-19 parmi ceux qui étaient présents ce jour-là. La compagnie reproche au concerné de ne pas l’avoir avertie de cette situation et, surtout, de ne pas avoir respecté le protocole sanitaire qui s’applique.

Or, l’employé maintient qu’aucun de ceux présents ce jour-là n’a été testé positif. Le ministère du Travail a été alerté sur ce cas particulier.