• L’ancien commissaire de police confronté à cette remarque de l’assesseur Marii Gènevière répond: « Les officiers de la NCG auraient  dû assurer un constant monitoring »
  • L’ex-juge Abdurafeek Hamuth : « If established, we speak here of gross negligence »

Les travaux de la Cour d’investigation pour faire la lumière sur le naufrage du MV Wakashio ont abordé un tounant lors de l’audition d’hier avec l’audition. L’ancien commissaire de Police Khemraj Servansing, qui avait aussi présidé les réunions du National Emergency Operations Command (NEOC) suite à ce naufrage au large de Pointe-d’Esny dans la soirée du 25 juillet 2020 et la marée noire subséquente, a été confronté par la Court of Investigation au fait que dès la National Coast Guard a induit le Premier ministre, Pravind Jugnauth, voire la population, dès le début de cette affair ecar il n’y a jamais eu une surveillance permanente par les Radar Operators de la National Coast Guard. Face à cette remarque de l’assesseur Mario Geneviève, l’ex-CP devait concéder qu’il s’agit ld’une faute très grave. « They should have monitored constantly. The system was there if it was the fault of the operators, it is very serious », s’est-il appesanti.

Initialement, l’ancien commissaire de police a été catégorique sur le fait que le National Disaster Risk Reduction and Management Centre ne cesse de protéger le pays contre de nombreux désastres. « The system has worked. There is a number of crises we have managed. If we are all alive here today, we have today to give a big thank you to the centre who have been working night and day », estime-t-il. Il a expliqué que le centre a été mis sur pied après les inondations de 2013 car il fallait une unité pour la gestion des crises nationales urgentes. Il a fait ressortir que le centre n’est pas un comité et qu’il n’y a pas de procès verbaux mais un Situational Report après chaque cas. Le National Emergency Operations Command, qu’il dirige, avait ainsi été activé dans la nuit du 25 juillet suite au naufrage.

« I gave instructions on that night that the NEOC is activated at level 2 », affirme-t-il. Ces opérations comportent trois niveaux d’activation. Interrogé sur la raison d’avoir déclenché l’alerte de niveau 2 et les conséquences quant à la gravité du problème, l’ex-CP a fait comprendre qu’un niveau 2 signifie que moins de départements et ministères sont impliqués dans la prise de décisions, ce qui fait que les actions sont prises plus vite. « NEOC is multi agency. With level 2, not all departements and ministries will be present and it is easier to manage a crisis. We do not have diffused discussion », dit-il. Il a ajouté: « Aucun système n’est parfait, plusieurs choses ont changé après cet épisode, il y a des leçons à tirer de ce naufrage pour l’améliorer. »

« Today we are ready »

L’ancien juge Hamuth, qui préside la Cour d’investigation, a attiré l’attention de l’ex-CP à l’effet que le jour du naufrage, aucun hélicoptère du squadron n’était disponible alors qu’ils doivent toujours être dans un état de Readiness.

L’ex -Juge Hamuth : We have been informed of the state in which the helicopters were. There was no utter readiness to intervene for lack of technical capacity. We have been given excuses and explanations.

Servansing : Saying excuses would be unfair to the Mauritius Police Force.

A. H: What have been imparted to us have been nothing than excuses and explanations. Helicopters were grounded, no spare parts. Should not this squadron be ready to intervene at any costs?

K.S: I was appointed on the 4th of June as CP and this happened on the 25th of July. There was not much I could do. We’ve had problems with Fennec because of the spare parts. Five months prior to the event, the order was being processed. Then the borders were closed, we had Covid. Today, all the 6 helicopters are in flying condition. Today we are ready.

A. H: Cela aurait dû être le cas à l’époque de Wakashio.

L’ancien CP a déclaré que l‘Helicopter Squadron compte acquérir un nouveau Dhruv, qui sera disponible dans deux ans et qu’entre temps des négociations sont en cours avec le gouvernement indien pour obtenir un appareil en location. Il estime que des problèmes techniques peuvent toujours survenir avec des appareils.

« Lame excuses »

L’assesseur Mario Geneviève a voulu savoir s’il y a eu une quelconque enquête interne sur les officiers de la NCG qui étaient de garde le jour du naufrage du MV Wakashio et s’il avait personnellement questionné ces officiers ce jour-là. « As a CP, we don’t have time. We have to act right at that time, an enquiry would have come later », dit-il. Il a fait comprendtre que l’ancien commandant de la NCG, le capitaine Manou, les avaient entendus et que c’est sur la base de ces informations qu’ils ont rédigé leur rapport.

Mario Geneviève l’a confronté au fait que les deux officiers de la NCG – qui opéraient le radar ce jour-là – ont donné des informations contradictoires et qu’ils n’avaient pas dit la vérité. « We are convinced that these two persons have not been telling the truth. We have not finished with our investigation but in the end we will get it clear. The Prime minister was being given false information based on what the radar operators have been saying », dit-il.

L’assesseur fait là référence au fait que les deux officiers de la NCG avaient dit qu’ils étaient en train de procéder au monitoring du navire depuis très tôt et qu’il y avait plusieurs appels pour contacter le navire. Khemraj Servansing devait faire comprendre qu’il était lui-même responsable de l’enquête criminelle dans cette affaire et que s’ils ont fauté, ils devront en assumer les conséquences. « They should have monitored constantly. The system was there; if it was the fault of the operators, it is very serious », a-t-il déclaré.

Mario Geneviève devait alors mettre en exergue que les officiers avaient déclaré en cour qu’ils ne pouvaient assurer une surveillance permanente car ils devaient s’acquitter d’autres tâches, dont le reporting. « All the equipment were working. The officers had to monitor constantly. I call that lame excuses », dit-il. Et l’ancien juge Hamuth de répliquer : « If established, we speak here of gross negligence. »