L’Extended Programme, sévèrement critiqué depuis la réforme éducative, a récolté une nouvelle fois un taux de réussite extrêmement bas cette année, soit de 8,9%.
Optimiste, la directrice du Mauritius Examination Syndicate, Brenda Thanacoody Soborun, a noté une amélioration par rapport à l’année dernière, quand un taux de 3,6% avait été enregistré.
Critiqué tant par les éducateurs et les syndicats, l’Extended Programme peine à ramener les résultats d’inclusion vantés par le gouvernement depuis son introduction. Tant et si bien que la ministre a dû, dans une manoeuvre de dernière heure, introduire il y a deux jours le Bright Up Programme, destiné à ceux qui échouent aux épreuves du NCE.
Les élèves de l’Extended Programme sont particulièrement concernés par cette nouvelle filière qui leur permettra de poursuivre leur parcours dans un centre du Mauritius Institute of Training and Development (MITD).
L’accent est mis sur le développement holistique avec le bagage nécessaire pour s’inscrire dans une formation technique de niveau NTC3 après un an.
Malgré tout, éducateurs et syndicats dénoncent les décisions prises unilatéralement par le gouvernement, sans consultation auprès des professionnels du secteur, soit ceux qui sont en contact direct et quotidien avec les élèves en situation difficile.
Au parlement, la ministre de l’Education avait défendu bec et ongle sa réforme, critiquée à plus d’un titre car jugée comme ne répondant aux réalités de nombreux élèves.
Avec ce nouveau taux de réussite extrêmement bas, les syndicalistes ont déjà pris position et pointé du doigt le Bright Up Programme, dans un contexte où leurs voix peinent à être considérées par les instances dirigeantes.

