Alors qu’ils attendaient, après 18 mois d’inactivité, qu’avec l’ouverture des frontières, ils pourraient à nouveau opérer, les propriétaires de discothèques sont tombés des nues, vendredi. L’annonce du ministre de la Santé à l’effet que les boîtes de nuit ne figurent pas sur la liste des établissements autorisés à reprendre leurs activités a eu l’effet d’une bombe. Et la sourde colère qui couve depuis quelques mois déjà face à la concurrence déloyale se décuple.

« Nous nous attendions à une reprise, surtout que nous sommes au bord du gouffre avec toutes les charges que nous continuons à payer depuis un an et demi que nous sommes au chômage. Mais là, si nombre d’entre nous ont déjà fermé boutique, nous serons encore plus nombreux à mettre la clé sous le paillasson », témoigne un propriétaire de discothèque. Ce qui frustre davantage les gérants des nightclubs, « c’est l’hypocrisie derrière ces mesures. Oui, par prudence, les boîtes de nuit restent fermées, on peut comprendre. Mais les autobus comme des boîtes de sardines, il n’y a aucun souci à ce qu’ils opèrent. Et je ne parle pas des sorties premier ministérielles où on voit les suiveurs collés derrière le ministre », s’indigne un autre propriétaire de discothèque.

Dans le sillage, ces gérants déplorent la politique de deux poids deux mesures des autorités quant à leur business alors que les resto-bars – peuvent opérer et leur font une concurrence déloyale. « Aujourd’hui, les resto-bars mettent de la musique et les gens dansent jusqu’aux petites heures du matin, même en semaine. Allez faire un tour à Grand-Baie, vous verrez! Et cela se passe au nez et à la barbe des policiers », s’insurgent-ils. Qui plus est, certains de ces locaux qui opèrent librement accueillent plus d’une centaine de clients à la fois. Les propriétaires de discothèques qui s’insurgent de cette politique de deux poids deux mesures, car ne pouvant eux opérer en raison de la situation sanitaire, se demandent à qui profitent ces activités nocturnes.