Alors que l’île est sous le coup d’un Lockdown depuis le 10 mars et que les cas positifs à la Covid-19 ne cessent de grimper, les membres de la force policière font face à des prétextes en tout genre de la part du public.

Même si les policiers sont déterminés à mener à bien leur travail et faire observer les règles du confinement, ils se disent ahuris par le nombre de personnes circulant avec des prétextes qui laissent bien souvent stupéfaits.

Malgré les « pe pran impe ler deor », « mo pe al get enn famiy malad » ou encore « pe mars enn tigit », les contraventions sont dressées, nous indiquent des officiers postés à travers l’île.

« Dimounn pa pe respekte ditou. Ena pe fer nik dan lakrwaze, lor sime, anba laboutik ou anba pie », déplore un officier de la Northern Division.

Pour ce policier, le public ne réalise pas la teneur de l’épidémie, nuançant que c’est surtout ceux qui se trouvent hors de la zone rouge qui réagissent ainsi : « Zot panse zis zonn rouz ki a risk ».

Un officier posté dans le Sud abonde dans le même sens. « Aux barrages routiers, les prétextes, c’est tous les jours. Un exemple serait des jeunes qui utilisent la carte de planteurs de leurs parents », soutient-il.

« Dimounn pa pe konpran bizin res lakaz », scande-t-il.

La loi stipule : « Any person who is found outdoor in breach of this Order shall commit an offence and shall, on conviction, be liable to a fine not exceeding Rs 500 000 and to imprisonment for a term not exceeding 5 years ».

Une amende qui ne semble pas inquiétée certains membres du public puisque « des contraventions pour ‘breach of temporary movement order’ sont dressées tous les jours », affirme un officier.

En tout cas, la force policière semble déterminer à faire respecter la loi. Et cela pour « protéger la population et nous-mêmes ».

Pour rappel, depuis le 10 mars à 6h du matin, le pays est sous le coup d’un confinement. le confinement, initialement prévu de prendre fin le 25, a été étendu au 31 mars.