L’Université de Maurice se classe parmi les 150 meilleures universités au monde s’agissant de son enseignement et de ses recherches menées dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie. C’est ce qui ressort du rapport mondial Shanghai Ranking, aussi appelé l’Academic Ranking of World Universities (ARWU).

Ce classement est une première pour l’université de Maurice. « Nous sommes très ravis de cette performance de l’UoM. Elle témoigne de la qualité de nos recherches menées à l’International Center for Sustainable Tourism and Hospitality (ICSTH) à l’UoM », a expliqué le Dr Robin Nunkoo, Associate Professor à l’ICSTH. En tant que responsable de ce département, il dira que sa philosophie est que tout effort politique visant à promouvoir le développement durable doit associer le gouvernement, les universités et l’industrie, et doit viser à stimuler des degrés d’innovation et de croissance économique socialement excellents. « Les politiques et stratégies gouvernementales ne doivent pas être appliquées uniquement sur une base ad hoc. Elles doivent être fondées sur des éléments concrets et découler de la recherche scientifique », fait-il ressortir.

Les recherches qui sont menées à l’ICSTH  sont focalisées sur des sujets de pointe en relation avec la société. Ainsi, il a cité la collaboration entre l’UoM et l’Australie, l’Allemagne et des chercheurs iraniens. « Nous travaillons sur des projets qui examinent les liens complexes entre le développement du tourisme et le Covid-19. Nous analysons non seulement la manière dont le Covid-19 a affecté le tourisme, mais aussi comment le mouvement des gens contribue à propager le virus », dit-il. Les recherches seront aussi axées sur l’influence du tourisme domestique et international, sur les cas de mortalité suite au Covid-19.

Et le Dr Nunkoo de soutenir que son département collabore avec des chercheurs de l’Inde et du Royaume-Uni sur l’élaboration d’une méthodologie pour des recherches sur le tourisme durable afin de faire progresser l’agenda de développement comme celui des objectifs de développement durable. L’ICSTH collabore aussi avec le Statistical Cybermetrics Research Group de l’université de Wolverhampton pour étudier les résultats de la recherche dans les petits États insulaires en développement et leur contribution au développement économique de ces pays. Le département compte aussi des projets de recherche en cours sur les comportements de voyage durant la pandémie de Covid-19.

Ce classement dans le Top 150 de l’UoM réjouit aussi les hautes sphères de l’institution. « Nous travaillons afin d’atteindre nos objectifs et de placer l’UoM sur la liste des universités réputées dans les systèmes de classement reconnus. Cette démarche n’est pas facile mais nous faisons de notre mieux pour mettre en place les politiques et les stratégies et établir l’environnement propice », a soutenu une source à l’UoM.

L’UoM ne peut donc pas examiner tous les systèmes de classement qui existent, en particulier ceux dont la méthodologie qui n’est pas clairement définie ou ceux qui prennent en compte le trafic web, etc. « Nous devons également concentrer nos efforts pour avoir un impact réel sur la société et la communauté, d’abord au niveau local, puis au niveau régional et enfin sur la scène internationale », a-t-elle fait ressortir.

Ce rapport mondial classe la Hong Kong Polytechnic University à la première place suivie de l’University of Central Florida. L’université de Surrey suit à la troisième place et la Sun Yat Sen University à la quatrième place. La Griffith University occupe la cinquième place et la Sejong University à la sixième. La Washington University se classe à la septième place et la Temple University à la huitième. La neuvième place revient à l’université de Queensland et dixième à la Purdue University-West Lafayette.

Ce rapport de l’ARWU détermine le classement des universités en les évaluant sur 54 matières qui sont entre autres les sciences naturelles, l’ingénierie, les sciences médicales, les sciences de la vie et les sciences sociales. Les universités sont classées sur plusieurs critères dont la qualité de leurs recherches, leur nombre de publications dans des journaux scientifiques connus, leur collaboration internationale et les prix reçus grâce à leurs recherches.