Afin de sauver l’emploi des 1 300 employés d’Air Mauritius qui seront jugés surnuméraires, la Mauritius Air Lines Pilots Association (MALPA), demande au gouvernement de laisser uniquement la compagnie d’avion assurer la destination mauricienne jusqu’à ce que la situation financière de la compagnie s’améliore.

Pour Ivor Tan Yan, négociateur de la MALPA, il faudra dans le contexte actuel une décision politique du gouvernement sur l’ouverture du ciel mauricien. « Ce n’est certainement pas en laissant tous les avions atterrir à Maurice qu’on va aider la compagnie aérienne nationale à améliorer sa situation financière », dit-il.

Pour lui, l’ île Maurice dispose d’une seule compagnie aérienne contrairement à d’autres pays. « Nous souhaitons que l’ accès aérien ne soit pas libéralisé pour le moment. La libéralisation de l’accès aérien va encourager la compétition avec la compagnie aérienne nationale et cela contribuera à fragiliser davantage la situation financière de la compagnie. » Voilà pourquoi, poursuit le négociateur, on ne peut pas copier ce qui passe ailleurs pour l’appliquer à Maurice. En même temps, il souhaite que les administrateurs de la compagnie d’aviation nationale viennent de l’avant avec un plan pour une visibilité accrue sur la gestion des ressources humaines chez Air Mauritius après que les 18 pilotes et co-pilotes d’Air Mauritius ont été placés sous congés sans solde. Ce genre de situation va affecter sévèrement la situation financière de ces pilotes.

« Il faut savoir qu’ils ont été placés sous congés sans solde pour une durée maximale de cinq ans », a déclaré Ivan Tan Yan. « C’est pourquoi nous disons non à la libéralisation de l’ accès aérien pour que la situation financière d’Air Mauritius s’améliore rapidement et que ces pilotes retrouvent leurs emplois et que les autres catégories de travailleurs puissent conserver les leurs », a-t-il fait ressortir,

La MALPA, représentant la ‘bargaining unit’ des 18 pilotes, maintient qu’ils ont signé un accord avec des administrateurs pour sauver l’emploi de ses 18 membres. Cet accord d’une durée de 5 ans prévoit que les pilotes concernés seront sur un ‘leave without pay’ et conserveront donc leurs emplois. Ils seront rappelés pour reprendre du service par ordre d’ancienneté aussitôt que le besoin se fera sentir et ils s’aligneront alors sur les conditions qui existeront à ce moment précis.

Dans ce contexte, MK a agréé de ne recruter aucun pilote externe dans le but de s’assurer que ces 18 pilotes reprennent du service en priorité.

Selon Mariaven Caremben, conseiller auprès du ministère du Travail, les pilotes placés en congé sans solde peuvent se faire inscrire sous le workfare programme pour une assistance financière jusqu’à ce qu’ils retrouvent leurs emplois.